Actu solaire

Kourbe boucle un programme de 55 M€ pour 170 centrales solaires sur toitures agricoles et publiques

Par Aurélien CHAPUIS 4 min de lecture Partager
Kourbe boucle un programme de 55 M€ pour 170 centrales solaires sur toitures agricoles et publiques

Le tiers-investisseur Kourbe a obtenu les prêts bancaires nécessaires à un programme d’investissement de 55 millions d’euros, destiné à construire environ 170 centrales photovoltaïques d’une puissance cumulée de 42,5 MWc sur des hangars agricoles et des bâtiments de collectivités en France. Les trois banques partenaires apportent 47,5 M€ de ce montant ; la mise en service de l’ensemble est attendue au plus tard au premier semestre 2027.

En bref

  • Programme total : 55 M€, dont 47,5 M€ prêtés par Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Bpifrance et la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes.
  • Environ 170 centrales en toiture et en ombrière, pour 42,5 MWc au total.
  • Production attendue : près de 48 GWh par an, soit la consommation de 21 000 foyers selon l’entreprise.
  • Mise en service prévue au plus tard au premier semestre 2027.
  • Kourbe revendique 155 MWc de projets en exploitation, en construction ou en développement avancé avec un tarif déjà sécurisé.
  • Cap affiché : investir de 50 à 100 M€ chaque année.

Qui est Kourbe ?

Fondée en 2019 et adossée au groupe industriel familial Baudelet, la société se positionne comme tiers-investisseur : elle finance, construit puis exploite des centrales solaires sur les surfaces que lui confient entreprises et collectivités. Ces propriétaires de bâtiments n’avancent pas l’investissement ; ils mettent à disposition un toit ou un parking qui, sinon, ne rapporterait rien.

Kourbe travaille avec des développeurs partenaires qui lui apportent les projets. Elle les reprend ensuite jusqu’à l’exploitation, aussi bien en vente de l’électricité au réseau qu’en autoconsommation. Pour un agriculteur ou une commune qui se demande ce qu’un tel montage peut rapporter, notre guide sur la rentabilité des panneaux solaires donne les ordres de grandeur.

Un financement réparti entre trois banques

Sur les 55 M€ du programme, 47,5 M€ proviennent de prêts seniors accordés par trois établissements qui suivent déjà l’entreprise : Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Bpifrance et la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes. Chaque banque intervient au travers de son propre financement bilatéral, et non dans un pool unique. Le communiqué ne détaille pas l’origine du solde de 7,5 M€.

Kevin Delangle, directeur financement de Kourbe, y voit un tournant pour l’entreprise : ces prêts lui donnent, dit-il, « les moyens d’accélérer, en France comme à l’international ». Côté banques, Arkéa rattache l’opération à son plan stratégique « Faire 2030 », Bpifrance la présente comme une illustration de son rôle de « banque du climat », et la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes la relie à son Livret Transition Territoire.

Des petites et moyennes centrales réparties sur le territoire

Avec 42,5 MWc pour environ 170 sites, la puissance moyenne tourne autour de 250 kWc par centrale : on parle de grandes toitures de hangars, de bâtiments communaux et d’ombrières, pas de parcs au sol. C’est précisément le savoir-faire que l’opération met en avant : regrouper beaucoup de projets modestes pour en faire un portefeuille assez gros pour intéresser des banques.

Kourbe boucle un programme de 55 M€ pour 170 centrales solaires sur toitures agricoles et publiques

Ce type d’installation sur un bâtiment existant passe par des étapes bien précises (déclaration préalable, raccordement, contrat d’achat), résumées dans notre page sur les démarches administratives des panneaux solaires.

Ce que produiront ces centrales

Une fois toutes raccordées, les installations devraient fournir près de 48 GWh d’électricité renouvelable chaque année. Kourbe traduit ce volume en consommation de 21 000 foyers. Pour suivre l’évolution du parc solaire et la production nationale, les données publiques de RTE et le cadre des tarifs d’achat fixé par la Commission de régulation de l’énergie restent les références.

Un objectif de 50 à 100 M€ investis par an

Au-delà de ce programme, Kourbe dit viser un rythme d’investissement compris entre 50 et 100 M€ par an. L’entreprise compte déjà 155 MWc de projets en exploitation, en chantier ou en développement avancé, tous avec un tarif d’achat déjà sécurisé. La perspective internationale évoquée par son directeur financement n’est pas précisée davantage.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un tiers-investisseur dans le solaire ?

C’est une société qui finance, installe et exploite une centrale photovoltaïque sur le bâtiment d’un tiers (exploitation agricole, entreprise, collectivité). Le propriétaire du toit n’avance pas l’argent : il met sa surface à disposition, en général contre un loyer ou une électricité moins chère, selon le contrat.

Combien Kourbe a-t-il réellement emprunté ?

Le programme d’investissement représente 55 M€ au total, dont 47,5 M€ sont financés par les prêts d’Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, de Bpifrance et de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes. Le communiqué ne précise pas comment sont couverts les 7,5 M€ restants.

Quand les 170 centrales de Kourbe seront-elles en service ?

Selon l’entreprise, la mise en service de l’ensemble du portefeuille de 42,5 MWc est prévue au plus tard au premier semestre 2027, pour une production annuelle d’environ 48 GWh.

En résumé

Kourbe réunit 55 M€, dont 47,5 M€ de prêts bancaires, pour bâtir environ 170 centrales solaires sur des toitures agricoles, des bâtiments publics et des ombrières, soit 42,5 MWc attendus d’ici mi-2027. L’opération illustre le modèle du tiers-investisseur, qui agrège de nombreux petits projets pour les rendre finançables, et s’inscrit dans l’objectif de l’entreprise d’investir 50 à 100 M€ par an.

Espace d'échanges et avis

  • Soyez le premier à partager votre expérience ou à poser une question.
La parole est à vous !

Vérification SMS

Entrez le code de validation envoyé sur votre mobile pour finaliser votre demande.