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Thennes (Somme) : la SEM Energies Hauts-de-France prend 30 % du projet agrivoltaïque de BayWa r.e.

Par Aurélien CHAPUIS 4 min de lecture Partager
Thennes (Somme) : la SEM Energies Hauts-de-France prend 30 % du projet agrivoltaïque de BayWa r.e.

La SEM Energies Hauts-de-France entre à hauteur de 30 % au capital de Thennes Energies, la société de projet du parc agrivoltaïque que BayWa r.e. développe à Thennes, dans la Somme. Par cette participation, la société d’économie mixte rejoint la gouvernance du projet et épaulera le développeur jusqu’à sa réalisation : un parc de 11,4 MWc prévus sur une quinzaine d’hectares en friche, où paîtra un troupeau de moutons.

En bref

  • La SEM Energies Hauts-de-France acquiert 30 % de Thennes Energies, la société qui porte le projet.
  • Le parc est prévu au lieu-dit Bois d’Hourges, à Thennes (Somme), sur environ 15 hectares de terres agricoles laissées en friche.
  • Puissance prévisionnelle : 11,4 MWc, pour une production attendue d’environ 14 400 MWh par an.
  • Le site accueillera les moutons Charmois d’un éleveur local, choisi avec la Chambre d’agriculture.
  • Le permis de construire devait être déposé en octobre 2026 ; la mise en service est estimée à ce stade en 2032.
  • Ce projet ouvre un partenariat multi-énergies plus large entre les deux acteurs à l’échelle régionale.

Une collectivité au capital du projet

BayWa r.e. porte ce dossier depuis 2022. En cédant 30 % de la société de projet à la SEM Energies Hauts-de-France, le développeur partage les décisions avec un acteur public régional, qui participera aux prochaines étapes du développement. Le projet compte désormais, parmi ses actionnaires, une structure ancrée dans la région.

Pour situer les projets solaires de votre secteur, la carte solaire recense les installations par territoire.

Un terrain en friche rendu au pâturage

La parcelle retenue, au lieu-dit Bois d’Hourges, n’était plus cultivée depuis plusieurs années. Le projet a été pensé pour qu’elle retrouve une vocation agricole en même temps qu’elle produira de l’électricité. C’est le principe de l’agrivoltaïsme : l’activité agricole n’est pas un prétexte, elle doit tirer un bénéfice de la présence des panneaux.

Un éleveur local et ses moutons Charmois

Sur ces quelque 15 hectares paîtra le troupeau de moutons Charmois d’Ulrik Maquigny, éleveur du secteur, retenu avec l’appui de la Chambre d’agriculture. Le site sera équipé pour son travail : points d’eau, parc de contention et clôtures. Les modules feront aussi office d’abri pour les bêtes, contre la pluie comme contre les épisodes de forte chaleur.

Un parc pensé pour le paysage et la biodiversité

L’implantation tient compte des corridors écologiques du secteur, qui restent préservés, et s’appuie sur les boisements déjà présents pour masquer une partie des rangées de panneaux. Les habitants de la commune peuvent consulter la page dédiée à Thennes pour connaître le potentiel solaire local.

11,4 MWc et un calendrier au long cours

Avec une puissance prévisionnelle de 11,4 MWc, le parc devrait fournir environ 14 400 MWh d’électricité renouvelable chaque année. Le dépôt de la demande de permis de construire était programmé pour octobre 2026, et les partenaires estiment, à ce stade, une mise en service en 2032.

Thennes (Somme) : la SEM Energies Hauts-de-France prend 30 % du projet agrivoltaïque de BayWa r.e.

Pour mieux comprendre les enjeux de la cohabitation entre production agricole et production d’énergie, l’ADEME publie des travaux de référence sur l’agrivoltaïsme et l’usage des sols par les énergies renouvelables.

Le point de départ d’une alliance régionale

Thennes n’est pas un partenariat isolé. Les deux structures avaient déjà signé une lettre d’intention, et ce parc en est la première traduction concrète. Leur ambition est de bâtir dans la durée une coopération multi-énergies couvrant les Hauts-de-France.

Le mécanisme est simple : BayWa r.e. pourra présenter à la SEM d’autres projets développés dans la région. La SEM décidera alors, dossier par dossier, si elle souhaite y prendre une participation et siéger à leur gouvernance.

Questions fréquentes

Quel est le rôle de la SEM Energies Hauts-de-France dans le projet de Thennes ?

La SEM Energies Hauts-de-France détient 30 % de Thennes Energies, la société qui porte le parc agrivoltaïque. Elle participe ainsi à la gouvernance du projet et accompagne BayWa r.e. dans les étapes de développement qui restent à franchir.

Quelle activité agricole est prévue sur le parc agrivoltaïque de Thennes ?

Le parc de Thennes accueillera du pâturage ovin : un troupeau de moutons Charmois appartenant à un éleveur local, sélectionné avec la Chambre d’agriculture. Abreuvoirs, parc de contention et clôtures seront installés, et les panneaux protégeront les animaux des intempéries et de la chaleur.

Quand le parc agrivoltaïque de Thennes doit-il entrer en service ?

Après un dépôt du permis de construire prévu en octobre 2026, BayWa r.e. et la SEM Energies Hauts-de-France estiment à ce stade la mise en service du parc de Thennes en 2032.

Combien d’électricité produira le parc de Thennes ?

Le parc agrivoltaïque de Thennes, d’une puissance prévisionnelle de 11,4 MWc, devrait produire environ 14 400 MWh d’électricité renouvelable par an.

En résumé

À Thennes, dans la Somme, BayWa r.e. ouvre 30 % de son projet agrivoltaïque de 11,4 MWc à la SEM Energies Hauts-de-France. Le parc doit redonner un usage agricole à 15 hectares en friche grâce au pâturage de moutons, tout en ménageant le paysage et les corridors écologiques. Ce premier dossier commun lance un partenariat régional plus large, dans lequel la SEM pourra choisir au cas par cas les projets où elle investira.

Espace d'échanges et avis

  • Aurélien CHAPUIS
    05/11/2026 à 10h13

    Une SEM régionale qui entre à 30 % au capital d'un parc agrivoltaïque : c'est exactement le modèle qui manque à la plupart des territoires.

    À Thennes, le projet coche les bonnes cases. Une parcelle en friche depuis des années, un éleveur local et son troupeau, des boisements existants pour masquer les panneaux. Pour moi, ce n'est pas de l'agrivoltaïsme alibi, c'est une terre qui retrouve un usage agricole.

    Mais ce que je retiens surtout, c'est la gouvernance. Quand un acteur public régional siège au capital, le parc n'est plus seulement celui d'un développeur, il devient aussi celui du territoire. Je suis convaincu que c'est ainsi qu'on fait accepter le solaire au sol.

    Combien de régions ont encore une SEM énergie qui se contente de regarder passer les projets ?

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