Solarisation des parkings : EcoRenov IA repère en 30 secondes les sites soumis à la loi APER
La jeune entreprise lyonnaise EcoRenov IA propose aux installateurs, développeurs et tiers-investisseurs un logiciel qui identifie en 30 secondes, partout en France, les parkings soumis à l’obligation d’ombrières photovoltaïques de la loi APER, leur propriétaire et leur potentiel solaire. L’outil arrive alors que le calendrier de cette obligation vient d’être assoupli, sous conditions, par un décret du 7 septembre 2026.
En bref
- Depuis le 1er juillet 2026, les parkings extérieurs de plus de 10 000 m² doivent être couverts d’ombrières solaires sur au moins la moitié de leur surface.
- Pour les parkings de 1 500 à 10 000 m², l’échéance du 1er juillet 2028 peut être repoussée au 1er janvier 2030 grâce au décret n° 2026-842.
- Ce report suppose un contrat avec acompte signé au plus tard le 30 juin 2027, puis un bon de commande avant le 31 décembre 2027.
- Sans mise en conformité, la sanction peut atteindre 20 000 € par an, et 40 000 € au-delà de 10 000 m².
- La base d’EcoRenov IA recense près de 1,3 million de sites analysés, dont 21 000 présentés comme prêts à la vente.
Ce que la loi APER impose aux parkings
La loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (APER) oblige les propriétaires de grands parkings extérieurs à installer des ombrières photovoltaïques sur au moins 50 % de leur surface. Pour les plus de 10 000 m², l’obligation s’applique depuis le 1er juillet 2026. Pour ceux de 1 500 à 10 000 m², elle est fixée au 1er juillet 2028.
Un report possible jusqu’en 2030, sous conditions
Le décret n° 2026-842 du 7 septembre 2026 permet aux parkings de 1 500 à 10 000 m² de repousser l’échéance au 1er janvier 2030. Deux étapes sont exigées : un contrat assorti d’un acompte au plus tard le 30 juin 2027, puis un bon de commande avant le 31 décembre 2027. Les panneaux doivent en outre respecter de nouvelles exigences, dont un rendement supérieur à 22 % et un bilan carbone inférieur à 740 kgCO₂eq/kWc. Ces conditions ont été détaillées notamment par Batiweb ; le texte officiel est consultable sur Légifrance.
Faute de mise en conformité, le propriétaire s’expose à une sanction pouvant atteindre 20 000 € par an, portée à 40 000 € pour les parkings de plus de 10 000 m². Les étapes d’un tel projet, de la déclaration au raccordement, sont résumées dans notre guide des démarches administratives pour panneaux solaires.
Ce que fait l’outil d’EcoRenov IA
Le logiciel vise un public professionnel : installateurs, développeurs et tiers-investisseurs qui cherchent à convaincre les propriétaires encore en retard. Pour chaque parking, il indique s’il est concerné ou non par la loi APER, qui en est propriétaire et quel est son potentiel photovoltaïque.
Une étude 3D automatique par site
Chaque site de la base est accompagné d’une étude en trois dimensions réalisée automatiquement : plan d’implantation des panneaux, puissance réellement installable et production attendue. Selon l’entreprise, la base compte près de 1,3 million de sites analysés, dont 21 000 prêts à être proposés. Les fiches projets sont vendues sur devis, en exclusivité, et deux fiches sont offertes pour un premier essai.

L’argument avancé : jusqu’ici, le potentiel d’un parking était le plus souvent estimé à partir de sa seule surface, ce qui donnait des résultats trop optimistes ou trop prudents selon la forme du site, les obstacles et les ombres portées. « Un propriétaire qui reçoit trois devis avec trois puissances différentes ne sait plus qui croire. Avec l’étude 3D, l’installateur part de ce que le toit ou le parking peut réellement accueillir. C’est un gain de temps pour tout le monde, à un moment où chaque mois compte pour obtenir un report d’application de la loi APER », explique Patrick Laouamri, fondateur d’EcoRenov IA.
Le même problème de devis divergents se pose pour les particuliers ; le simulateur de panneaux solaires permet d’avoir une estimation indépendante avant de comparer les offres.
Questions fréquentes
Quels parkings doivent installer des ombrières photovoltaïques ?
La loi APER vise les parkings extérieurs de plus de 1 500 m². Ceux de plus de 10 000 m² doivent être couverts sur au moins la moitié de leur surface depuis le 1er juillet 2026 ; ceux de 1 500 à 10 000 m² ont jusqu’au 1er juillet 2028.
Comment obtenir le report de l’obligation APER à 2030 ?
Selon le décret n° 2026-842 du 7 septembre 2026, un parking de 1 500 à 10 000 m² peut bénéficier d’un report au 1er janvier 2030 si son propriétaire signe un contrat avec acompte au plus tard le 30 juin 2027, puis un bon de commande avant le 31 décembre 2027, avec des panneaux qui respectent les nouvelles exigences de rendement et de bilan carbone.
Quelle sanction en cas de parking non solarisé ?
La sanction peut atteindre 20 000 € par an, et 40 000 € par an pour les parkings de plus de 10 000 m².
En résumé
EcoRenov IA mise sur l’obligation de solarisation des parkings pour vendre aux professionnels une base de 1,3 million de sites analysés, avec étude 3D automatique. Le décret du 7 septembre 2026 a ouvert un report à 2030 pour les parkings moyens, à condition de s’engager dès 2027 et de choisir des panneaux plus performants et moins carbonés.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
Aurélien CHAPUIS
30/10/2026 à 10h04L'État impose les ombrières sur les parkings, puis publie un décret pour repousser l'échéance. Il fallait oser.
Pour les parkings moyens, 2028 devient 2030, à condition de signer un acompte avant mi-2027 et d'acheter des panneaux qui cochent de nouveaux critères. Je crains le résultat : des propriétaires qui attendront le prochain assouplissement, et des installateurs qui démarchent dans le brouillard.
Qu'une start-up doive vendre un logiciel pour dire qui est concerné par la loi en dit long sur la lisibilité du dispositif. Une obligation claire n'a pas besoin d'un traducteur.
À quoi sert une obligation que l'État lui-même s'empresse de reporter ?