Les chefs d’entreprise français soutiennent plus fermement que le grand public l’investissement dans les énergies renouvelables : 77 % estiment qu’il renforcera la compétitivité et la sécurité de l’Europe face aux chocs sur les prix de l’énergie, contre 67 % des Français interrogés. C’est l’un des enseignements d’une enquête du Climate Opinion Research Exchange (CORE) menée dans dix pays européens.
L’étude, réalisée par Norstat pour CORE en août 2026 en Bulgarie, au Danemark, en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne et en Espagne, a été publiée alors que les ministres de l’Énergie de l’Union européenne se réunissaient de manière informelle les 28 et 29 septembre.
L’enquête cherchait à savoir si les chefs d’entreprise perçoivent la transition énergétique comme un obstacle ou comme un facteur de compétitivité. Le constat est celui d’un large consensus : le coût de la vie, l’environnement et le changement climatique, ainsi que l’immigration, figurent parmi les priorités des deux groupes. Le public accorde plus d’importance à la santé, les dirigeants à la croissance économique.
Sur l’énergie, les attentes se rejoignent : des factures plus basses, une meilleure sécurité et moins de dépendance aux importations étrangères. Les conflits internationaux, l’incertitude économique et les conditions météorologiques extrêmes nourrissent les inquiétudes sur la hausse du coût de la vie et des prix de l’énergie. Les politiques capables de réduire ou de stabiliser ces coûts séduisent donc les deux groupes.
Les dirigeants d’entreprise défendent l’argument économique des renouvelables au moins aussi fermement que le public, et souvent beaucoup plus. La part de ceux qui estiment que l’investissement dans les énergies renouvelables renforcera la compétitivité, la sécurité et la résilience de l’Europe face aux chocs sur les prix atteint :
Dans les dix pays, les dirigeants sont aussi beaucoup plus confiants que le grand public dans la capacité de l’Europe à rendre sa position énergétique mondiale plus compétitive.
Plus des trois quarts des citoyens des pays sondés jugent important ou très important de réduire la dépendance de l’Europe à l’énergie importée au cours des dix prochaines années. Le soutien est encore plus fort chez les dirigeants : 83 % sur l’ensemble des dix pays, avec plus de 80 % en Espagne (87 %), au Danemark (87 %), en France (86 %), en Italie (85 %), en Grèce (85 %), aux Pays-Bas (85 %), en Allemagne (84 %) et en Pologne (83 %).

Ce n’est pas qu’une préférence de principe. En Italie, en Espagne, en Allemagne et en France, plus de six dirigeants sur dix qualifient cette réduction de très importante. Ces résultats confirment ceux d’une étude commandée en avril 2026 par E3G, la We Mean Business Coalition et la Global Renewables Alliance.
Interrogé sur le secteur où l’Europe a le plus de chances de devenir plus compétitive et de mener les marchés mondiaux, le grand public cite majoritairement l’énergie propre, avec 64 % en Hongrie et 63 % en Italie, et un fort soutien au Danemark, en France, en Allemagne, en Grèce et en Espagne. Les dirigeants partagent cet avis dans tous les pays, sauf en France et en Allemagne, où ils placent l’intelligence artificielle en tête.
Pour leur propre entreprise, les dirigeants attendent surtout des bénéfices de l’IA, de la cybersécurité et de l’énergie propre. L’énergie propre arrive en tête en Espagne, aux Pays-Bas et au Danemark, et à égalité avec l’IA en Italie.
Pour aller plus loin sur la politique énergétique européenne, voir le site de la Commission européenne consacré à l’énergie.
Selon l’enquête CORE menée en août 2026, 77 % des dirigeants d’entreprise français estiment qu’investir dans les renouvelables renforcera la compétitivité et la sécurité de l’Europe face aux chocs sur les prix de l’énergie. C’est dix points de plus que le grand public français (67 %).
Oui, très largement : 83 % des dirigeants des dix pays étudiés jugent important ou très important de réduire la dépendance de l’Europe à l’énergie importée au cours de la prochaine décennie. En France, la proportion atteint 86 %.
L’enquête a été réalisée par Norstat pour le Climate Opinion Research Exchange (CORE), en août 2026, auprès de chefs d’entreprise et du grand public dans dix pays de l’Union européenne.
Le sondage CORE montre que les dirigeants d’entreprise européens, et en particulier français, voient les énergies renouvelables comme un atout économique : 77 % des patrons français y voient un gage de compétitivité et de sécurité, et 86 % veulent réduire la dépendance de l’Europe aux importations d’énergie. Leur soutien dépasse celui du grand public, même si, en France, ils placent l’intelligence artificielle devant l’énergie propre comme secteur d’avenir pour l’Europe.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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