Tongwei TNC 2.0 FULLX G12R-48 : un module de toiture de 490 W et 24,5 % de rendement
Le fabricant chinois Tongwei Solar met sur le marché le TNC 2.0 FULLX G12R-48, un panneau pensé pour les toits de maison : 48 cellules, jusqu’à 490 W et un rendement annoncé de 24,5 %, dans un gabarit courant de 1 762 × 1 134 × 30 mm. Le constructeur le présente comme une réponse aux toitures étroites, où chaque mètre carré compte et où l’aspect visuel pèse dans le choix.
En bref
- Puissance maximale de 490 W pour un rendement de 24,5 %, sur 48 cellules.
- Format standard de 1 762 × 1 134 × 30 mm, adapté aux toitures résidentielles et aux petites surfaces.
- Selon Tongwei, 30 W de plus par panneau qu’un module TOPCon classique.
- Dans les essais du fabricant, environ 3,3 % de production en plus par watt face à des modules BC classiques, et jusqu’à 12,32 % aux heures de faible lumière.
- Deux finitions : entièrement noire, ou cadre noir seul.
Un panneau taillé pour les toits de petite taille
Le nouveau modèle repose sur la plateforme TNC, la technologie maison de Tongwei. Son argument principal tient en une idée : loger davantage de puissance dans les dimensions d’un module ordinaire. Le fabricant chiffre l’avantage à 30 W par unité par rapport à un TOPCon standard. Sur une toiture où l’on ne peut pas ajouter de panneaux, ce surplus se traduit directement en puissance installée supplémentaire.
Pour un particulier, la surface disponible est souvent la vraie limite, bien avant le budget. Notre simulateur de panneaux solaires permet d’estimer ce que votre toit peut produire selon sa taille et son orientation.
Deux finitions au choix
Le module existe en version tout noir, cellules et cadre compris, ou avec un simple cadre noir. Ce choix vise les propriétaires attentifs à l’intégration visuelle de leur installation, un critère qui compte dans de nombreux quartiers résidentiels.
Ce que montrent les essais de Tongwei
Les chiffres de performance proviennent des tests du fabricant, notamment sur son centre d’essais de Yancheng, et doivent être lus comme tels. Comparé à des modules BC classiques, le TNC 2.0 aurait produit en moyenne 3,3 % d’énergie en plus par watt installé. L’écart grimpe jusqu’à 12,32 % au lever du jour et en fin de journée, quand l’ensoleillement est faible.
Exprimé en heures équivalentes à pleine puissance, le scénario testé donne 447,56 heures pour le TNC contre 433,27 heures pour la référence BC. Tongwei y voit un intérêt pour les foyers soumis à une tarification qui varie selon l’heure, puisque ces plages matinales et de fin d’après-midi coïncident souvent avec une électricité plus chère. Le gain financier calculé reste toutefois modeste : environ 0,03 € par jour dans les conditions de l’essai.
Un argument sur le coût d’achat
Le constructeur met aussi en avant le prix d’entrée. Pour une installation type de 12 panneaux, il annonce une économie de plus de 400 € sur l’achat des modules par rapport à des panneaux BC classiques. Ce montant ne concerne que les modules : la pose, l’onduleur et les démarches s’ajoutent au devis. Pour situer ce poste dans l’ensemble, consultez notre guide sur le prix d’une installation solaire.

Inclinaison et salissures : des pertes plus faibles selon le fabricant
Tongwei a aussi simulé le comportement du module en Allemagne, par faible luminosité. La perte d’énergie attribuée à la pente du toit serait de 0,38 % pour le TNC, contre 0,96 % pour un module BC classique, soit une sensibilité environ 2,5 fois moindre. Avec un toit incliné à 40°, la perte du TNC se situerait entre 1,02 % et 1,11 % selon l’orientation, quand celle du BC atteindrait 3,53 % à 3,72 %.
Même logique pour la poussière et les dépôts : face aux modules BC, la baisse de puissance serait réduite de 0,40 % pour un encrassement léger, de 0,73 % pour un encrassement modéré et de 0,99 % pour un encrassement important.
Ces écarts restent mesurés par le fabricant lui-même. Le lancement a été relayé par pv magazine, qui reprend les mêmes caractéristiques. Pour comparer des panneaux de façon indépendante, l’ADEME publie des repères utiles aux particuliers.
Questions fréquentes
Quel est le rendement du module Tongwei TNC 2.0 FULLX G12R-48 ?
Tongwei annonce un rendement de 24,5 % pour une puissance pouvant atteindre 490 W, sur un panneau de 48 cellules mesurant 1 762 × 1 134 × 30 mm.
À qui s’adresse ce panneau solaire ?
Il vise surtout les toitures résidentielles et les surfaces réduites, où l’on cherche à installer le plus de puissance possible sur peu de place, avec une finition noire discrète.
Les gains de production annoncés sont-ils garantis ?
Non. Les chiffres de 3,3 % en moyenne et jusqu’à 12,32 % en faible lumière proviennent des essais de Tongwei, dans des conditions précises. La production réelle dépend du site, de l’orientation, de l’ombrage et de la qualité de la pose.
En résumé
Avec le TNC 2.0 FULLX G12R-48, Tongwei cible le toit de maison : 490 W, 24,5 % de rendement, un format courant et une finition noire. Les essais du fabricant mettent en avant un meilleur comportement en faible lumière, sur toit incliné et face aux salissures, ainsi qu’un coût d’achat plus bas que celui des modules BC. Des résultats prometteurs, mais à confirmer hors des conditions de test, d’autant que le gain chiffré par jour reste faible.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
Aurélien CHAPUIS
15/10/2026 à 10h110,03 € par jour. C'est le gain que Tongwei met en avant pour son nouveau module de toiture, dans ses propres essais.
Le fabricant fait son métier, il gratte des watts. Mais ce chiffre remet les priorités à l'endroit. Sur un toit de maison, le panneau n'est plus le problème. Il est performant, abordable, et il est chinois.
Le vrai frein, à mes yeux, se trouve chez nous : un cap politique illisible pour le solaire résidentiel, des démarches qui découragent, et un discours sur la souveraineté industrielle qui reste très loin des toits des particuliers.
Pendant qu'on commente les fiches techniques des autres, les installateurs français attendent toujours de savoir sur quoi ils peuvent compter d'une année sur l'autre.
Combien de générations de modules chinois faudra-t-il encore avant que l'État décide si le solaire sur les toits est une priorité ou une variable d'ajustement ?