Rheem lance Torin, une gamme de pompes à chaleur commerciales de 20 et 35 kW destinées à la production d’eau chaude sanitaire et au chauffage hydraulique des bâtiments collectifs. Les appareils fonctionnent jusqu’à −25 °C, délivrent de l’eau à 65,6 °C et peuvent être installés en cascade jusqu’à seize unités.
Le fabricant américain de systèmes de chauffage, ventilation, climatisation et réfrigération, également présent sur la production d’eau chaude sanitaire, cible avec cette gamme les hôtels, les immeubles résidentiels collectifs, les campus universitaires et scolaires, les bureaux et les bâtiments publics.
Le segment est stratégique : la production d’eau chaude sanitaire représente une part importante et surtout constante de la consommation énergétique de ces bâtiments, indépendamment de la saison. C’est aussi l’un des usages les plus directement électrifiables, ce qui en fait un levier de décarbonation identifié par l’ADEME dans ses travaux sur le bâtiment tertiaire.
Les deux modèles utilisent le fluide frigorigène R-454B, dont le potentiel de réchauffement global est nettement inférieur à celui du R-410A qu’il remplace progressivement dans les équipements commerciaux — une évolution imposée par le resserrement réglementaire sur les gaz fluorés.
Les puissances calorifiques nominales s’établissent à 68 000 BTU/h pour le modèle 20 kW et 120 000 BTU/h pour le 35 kW. Les deux appareils fonctionnent sous une alimentation de 480 V triphasée à 60 Hz et sont conçus pour une installation aussi bien intérieure qu’extérieure. Ils reposent sur des compresseurs pilotés par variateur de vitesse, qui permettent de moduler la puissance plutôt que de fonctionner en tout ou rien.
Rheem annonce un coefficient de performance (COP) de 4,5 dans les conditions d’essai du département américain de l’Énergie : température ambiante de 26,7 °C, eau entrante à 21,1 °C et eau sortante à 48,9 °C. Ces conditions sont relativement favorables — un COP mesuré par grand froid et avec une eau produite à 65 °C serait sensiblement inférieur.
Le modèle de 20 kW mesure environ 1 016 × 1 016 × 1 067 mm pour 163 kg, avec une puissance électrique absorbée nominale de 4,9 kW et des débits d’eau de 18,9 à 56,8 litres par minute. La version de 35 kW mesure 1 016 × 1 016 × 1 473 mm pour environ 219 kg, avec 9,8 kW absorbés et des débits de 18,9 à 75,7 litres par minute.
Les deux modèles utilisent un échangeur de chaleur eau à double paroi en acier inoxydable 316L et des raccordements hydrauliques en cuivre de 25,4 mm. Le niveau sonore annoncé est de 75 dB(A) à 3,05 mètres. Ils prennent en charge les configurations hydrauliques à passage unique comme à passages multiples.

Jusqu’à seize unités peuvent être installées en cascade, soit pour augmenter la capacité disponible, soit pour assurer une redondance — un point déterminant sur un hôtel ou un établissement de santé, où une panne d’eau chaude n’est pas acceptable. Les systèmes intègrent le contrôleur à écran tactile Sky-35 du fabricant et s’interfacent avec les systèmes de gestion technique des bâtiments via BACnet et Modbus. Les appareils sont certifiés Energy Star et disposent des certifications NSF/ANSI 5, 61 et 372.
Aux hôtels, immeubles résidentiels collectifs, campus universitaires et scolaires, bureaux et bâtiments publics, pour la production d’eau chaude sanitaire et le chauffage hydraulique des locaux.
Un COP de 4,5 dans les conditions d’essai du département américain de l’Énergie (26,7 °C ambiants, eau entrante à 21,1 °C, eau sortante à 48,9 °C). Les appareils fonctionnent jusqu’à −25 °C de température extérieure et produisent de l’eau jusqu’à 65,6 °C.
Elle consiste à raccorder plusieurs unités pilotées ensemble, ici jusqu’à seize. Cela permet d’augmenter la capacité totale disponible, d’adapter finement la puissance à la demande et d’assurer une redondance en cas de défaillance d’un appareil.
La gamme est conçue pour le réseau électrique nord-américain, avec une alimentation 480 V triphasée à 60 Hz, et ses performances sont certifiées selon les protocoles du département américain de l’Énergie. Elle n’est donc pas directement transposable au marché européen en l’état.
En résumé — au-delà des spécifications, cette gamme illustre où se déplace la concurrence sur les pompes à chaleur collectives : plage de fonctionnement étendue par grand froid, eau à 65 °C sans appoint électrique, fluide à faible PRG et intégration native à la GTB. Le COP de 4,5 reste toutefois mesuré dans des conditions favorables, et l’alimentation en 480 V / 60 Hz réserve pour l’instant ces modèles au marché nord-américain.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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