Tse et océalia lancent un partenariat majeur pour 500 mwc d’agrivoltaïsme dans le grand ouest
Dans une démarche inédite alliant transition énergétique et souveraineté agricole, le producteur d’énergies renouvelables TSE et le groupe coopératif agricole Océalia viennent de sceller un accord stratégique. Ce partenariat a pour objectif le co-développement de centrales agrivoltaïques sur les territoires de la coopérative, situés en région Nouvelle-Aquitaine. Cette collaboration vise à concilier production d’énergie solaire et activité agricole, dans un modèle conçu pour être bénéfique à la fois pour les agriculteurs et la transition écologique du territoire.
Un déploiement de 500 mwc pour l’autonomie énergétique régionale
L’ambition affichée par les deux partenaires est significative : déployer, d’ici une décennie, pas moins de 500 mégawatts-crête (MWc) de solutions agrivoltaïques. Pour mesurer l’impact d’un tel projet, cette capacité de production représente, à terme, l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 120 000 foyers. Ce déploiement massif contribuera directement à l’objectif national de développement des énergies renouvelables et à la résilience énergétique du Grand Ouest.
Pour piloter ce vaste programme, TSE et Océalia ont choisi de créer une société de projet dédiée. Cette entité aura pour mission exclusive le développement, le financement, l’installation et l’exploitation des centrales agrivoltaïques sur les terrains identifiés, garantissant un suivi et une expertise spécialisés tout au long du cycle de vie des installations.
Une synergie ancrée dans les territoires de nouvelle-aquitaine
Le partenariat s’appuie sur le maillage territorial exceptionnel du groupe coopératif Océalia. Présent dans huit départements de la Nouvelle-Aquitaine (Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Deux-Sèvres, Vienne et Haute-Vienne), le groupe compte plus de 340 implantations de proximité. Cette connaissance fine du terrain et des acteurs locaux est un atout décisif pour identifier les projets les plus pertinents et les mener à bien en concertation avec les communautés.
Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la stratégie « CAP 2030 » d’Océalia, qui place la création de valeur pour ses agriculteurs adhérents au cœur de ses priorités. L’agrivoltaïsme apparaît ici comme un levier de diversification et de sécurisation du revenu agricole.
La priorité : préserver l’activité agricole et rémunérer justement les producteurs
Contrairement aux centrales solaires au sol classiques, l’agrivoltaïsme a pour principe fondamental de maintenir, voire d’optimiser, une production agricole sous et autour des panneaux photovoltaïques. Ce modèle est au centre des engagements pris par les partenaires.
Denis Mathé, président d’Océalia, souligne cette vigilance : « Avec nos équipes, nous serons particulièrement attentifs à garantir la juste rémunération des associés coopérateurs et à prioriser la vocation agricole des terres. L’objectif est de permettre aux agriculteurs de générer un complément de revenu stable et de long terme grâce à la production d’énergie renouvelable, sans compromettre le potentiel nourricier de leurs sols. »
Cette approche responsable correspond aux critères de l’appel d’offres spécifique de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) pour l’agrivoltaïsme, qui exige une preuve de la synergie entre production énergétique et activité agricole.
L’agrivoltaïsme, un pilier de la transition agro-écologique
Ce partenariat entre TSE et Océalia illustre la montée en puissance de l’agrivoltaïsme en France. Bien plus qu’une simple superposition d’usages, cette pratique intelligente du territoire offre des bénéfices multiples :
- Pour l’agriculteur : Un revenu complémentaire et sécurisé, une possible protection des cultures contre les aléas climatiques (gel, grêle, stress hydrique), et une contribution active à la transition écologique.
- Pour le territoire : Une production d’énergie verte et locale, une contribution à l’indépendance énergétique, et le maintien d’une activité agricole viable.
- Pour le système électrique : Une augmentation de la part des énergies renouvelables et décentralisées dans le mix énergétique.
En associant l’expertise d’un énergéticien et le réseau d’une coopérative agricole majeure, ce projet de 500 MWc dans le Grand Ouest se positionne comme une référence pour le développement d’un agrivoltaïsme vertueux, au service des agriculteurs et de la souveraineté énergétique de la région.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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