Solarhona, filiale de la Compagnie nationale du Rhône, a inauguré le 22 septembre quatre ombrières photovoltaïques sur le parking du stade municipal de Meyreuil. D’une puissance totale de 376 kW sur 4 000 m², l’installation produira environ 550 000 kWh par an — soit la consommation de près de 250 habitants selon le producteur.

En bref

  • 376 kW installés sous forme de quatre ombrières, sur un parking de 4 000 m².
  • 837 panneaux, pour une production annuelle attendue de près de 550 000 kWh.
  • Équivalent avancé : la consommation annuelle de près de 250 habitants, et plus de 18 tonnes de CO₂ évitées par an.
  • Projet initié en janvier 2023, premiers électrons injectés en juillet 2026.
  • Durée d’exploitation prévue supérieure à trente ans, avec recyclage des panneaux via la filière française agréée.

Trois ans et demi entre l’idée et les premiers kilowattheures

Le calendrier du projet est peut-être son enseignement le plus utile. Initié en janvier 2023, il a obtenu son permis de construire en mars 2024, soit quatorze mois plus tard. Les travaux n’ont démarré qu’en septembre 2025, l’installation des panneaux a suivi à l’automne, et l’injection sur le réseau est intervenue en juillet 2026.

Autrement dit : environ deux ans et demi de développement et d’autorisations pour six mois de chantier. Cette répartition est caractéristique du photovoltaïque sur parking, où la pose elle-même est rapide mais où l’instruction administrative et le raccordement — géré par Enedis pour cette gamme de puissance — commandent l’essentiel du délai. Un point à garder en tête alors que la loi APER impose la solarisation de nombreux parkings à l’horizon 2027.

Ce que produisent 376 kW d’ombrières

Avec 837 panneaux pour 550 000 kWh annuels, le productible ressort à environ 1 460 kWh par kWc installé, cohérent avec l’ensoleillement des Bouches-du-Rhône. L’installation est en service depuis deux mois au moment de l’inauguration.

Le producteur avance plus de 18 tonnes de CO₂ évitées par an. Cet ordre de grandeur dépend entièrement du mix de référence retenu : rapporté au mix électrique français, déjà largement décarboné, l’économie de CO₂ d’une production solaire reste modeste — l’intérêt d’un tel projet tenant davantage à la production locale, à l’usage d’une surface déjà artificialisée et au confort apporté aux véhicules stationnés. Les facteurs d’émission utilisés pour ce type de calcul sont publiés par l’ADEME.

Une surface déjà artificialisée

L’implantation sur un parking existant illustre la voie privilégiée par la doctrine publique française : équiper les surfaces déjà artificialisées plutôt que consommer des terres agricoles ou naturelles. Un parking de stade présente en outre un profil intéressant, avec une occupation concentrée sur certains créneaux, ce qui laisse la production disponible pour le réseau le reste du temps.

La centrale doit contribuer à la production renouvelable pendant plus de trente ans. En fin de vie, le producteur prévoit la valorisation des matériaux et le recyclage des panneaux via la filière française agréée — un engagement désormais standard, l’éco-organisme dédié assurant la collecte des modules en France.

Meyreuil : 376 kW d ombrières sur le parking du stade

Questions fréquentes

Quelle est la taille de l’installation de Meyreuil ?

376 kW répartis sur quatre ombrières et 837 panneaux, couvrant un parking de 4 000 m². La production attendue est d’environ 550 000 kWh par an.

Combien de temps a duré le projet ?

Environ trois ans et demi : lancement en janvier 2023, permis de construire en mars 2024, travaux à partir de septembre 2025 et mise en service avec injection sur le réseau en juillet 2026.

Pourquoi installer du solaire sur un parking ?

Parce que la surface est déjà artificialisée : le projet ne consomme ni terre agricole ni espace naturel. Les ombrières apportent en outre de l’ombre aux véhicules et la production peut être consommée localement. La loi APER impose d’ailleurs la solarisation de nombreux parkings à l’horizon 2027.

Que deviennent les panneaux en fin de vie ?

Ils sont collectés et traités par la filière française agréée de recyclage des modules photovoltaïques, qui valorise une partie des matériaux. L’exploitation de la centrale est prévue sur plus de trente ans avant cette échéance.

En résumé — 376 kW sur un parking de stade, c’est un projet ordinaire ; son calendrier l’est tout autant, et c’est précisément ce qui mérite attention. Deux ans et demi d’autorisations pour six mois de travaux : à ce rythme, les parkings soumis aux obligations de la loi APER à l’horizon 2027 doivent être engagés maintenant.

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