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Calvados Énergies : le Département et Caen la mer créent une SPL pour poser du solaire sur leurs bâtiments

Par Aurélien CHAPUIS 4 min de lecture Partager
Calvados Énergies : le Département et Caen la mer créent une SPL pour poser du solaire sur leurs bâtiments

Le Département du Calvados et la Communauté urbaine Caen la mer lancent Calvados Énergies, une société publique locale (SPL) chargée de produire de l’électricité renouvelable sur le territoire, en commençant par des centrales photovoltaïques installées sur des bâtiments publics. Une quarantaine de sites ont déjà été repérés, pour 5,25 MWc au total.

L’idée est simple : plutôt que de laisser chaque collectivité monter ses projets dans son coin, on regroupe dans une même structure l’ingénierie, les compétences techniques et la capacité de financement. La société sera constituée en décembre 2026 et doit commencer à fonctionner le 1er janvier 2027.

En bref

  • Calvados Énergies est une SPL détenue entièrement par des collectivités : 89,5 % pour le Département, 10,5 % pour Caen la mer.
  • Son capital s’élève à 2,9 millions d’euros.
  • Premier programme : 5,25 MWc de photovoltaïque répartis sur une quarantaine de sites, pour près de 5,9 GWh produits chaque année.
  • Au moins 70 % de cette électricité serait consommée sur place par des bâtiments départementaux.
  • L’investissement de cette première vague est estimé entre 12 et 15 millions d’euros.
  • Création en décembre 2026, premières activités au 1er janvier 2027.

Une société publique pour porter les projets d’énergie renouvelable

Une SPL est une société anonyme dont le capital appartient uniquement à des personnes publiques. Dans le cas de Calvados Énergies, deux actionnaires se partagent les 2,9 millions d’euros de départ : le Département, très majoritaire avec 89,5 %, et la Communauté urbaine Caen la mer, qui en détient 10,5 %.

Le Département compte lui confier un contrat de concession. Concrètement, la SPL prendrait en charge l’ensemble de la chaîne : trouver le financement, concevoir les centrales, les faire construire puis les exploiter. Le tour de table n’est pas figé : d’autres collectivités ou groupements pourraient rejoindre le capital plus tard.

Une quarantaine de toitures publiques dans la première vague

La première étape porte uniquement sur le solaire, installé sur le patrimoine du Département et de ses partenaires. Les études menées en amont ont retenu une quarantaine d’emplacements, qui totalisent 5,25 MWc de puissance. Leur production attendue approche 5,9 GWh par an, ce qui correspond, selon le Département, à la consommation moyenne d’une vingtaine de collèges.

Le budget de cette sélection initiale se situe dans une fourchette de 12 à 15 millions d’euros. Pour juger de l’intérêt d’un tel investissement sur la durée, notre guide sur la rentabilité des panneaux solaires détaille les paramètres qui comptent : production, part autoconsommée, prix de l’électricité évitée.

Une électricité d’abord consommée sur place

Le projet mise sur l’autoconsommation : 70 % au minimum des kilowattheures produits devraient alimenter directement des sites du Département. La liste est large : collèges, agences routières, centres d’exploitation, maisons départementales des solidarités, mais aussi les casernes du service départemental d’incendie et de secours.

Calvados Énergies : le Département et Caen la mer créent une SPL pour poser du solaire sur leurs bâtiments

Pour ces bâtiments, le solaire couvrirait entre 15 et 20 % des besoins en électricité. Le reste continuera donc d’être acheté sur le réseau, ce qui reste cohérent avec des usages qui tournent aussi le soir, l’hiver et en dehors des heures d’ensoleillement.

Demain, les réseaux de chaleur

Le photovoltaïque n’est qu’un point de départ. Les statuts laissent la porte ouverte à d’autres filières, en particulier les réseaux de chaleur urbains. Pour les habitants du territoire qui s’interrogent sur leur propre toiture, la page consacrée au solaire dans le Calvados rassemble les données locales utiles.

Le détail du projet a été présenté par pv magazine France ; les informations institutionnelles sont publiées par le Département du Calvados.

Questions fréquentes

Qui possède la SPL Calvados Énergies ?

La société appartient entièrement à des collectivités publiques : le Département du Calvados en détient 89,5 % et la Communauté urbaine Caen la mer 10,5 %, sur un capital de 2,9 millions d’euros. D’autres collectivités pourront y entrer ensuite.

Combien d’électricité solaire Calvados Énergies va-t-elle produire ?

Le premier programme prévoit 5,25 MWc de panneaux sur une quarantaine de sites publics, pour une production estimée à près de 5,9 GWh par an, l’équivalent de la consommation d’environ 20 collèges.

Quand Calvados Énergies commencera-t-elle à fonctionner ?

La société et sa gouvernance doivent être mises en place en décembre 2026, avec un démarrage des premières activités prévu au 1er janvier 2027.

À quoi servira l’électricité produite ?

Au moins 70 % de la production doit être consommée directement par des bâtiments du Département, comme les collèges ou les centres de secours. Elle couvrirait 15 à 20 % de leur consommation d’électricité.

En résumé

Avec Calvados Énergies, le Département et Caen la mer se dotent d’un outil public pour financer, construire et exploiter leurs propres centrales solaires. La première vague, estimée entre 12 et 15 millions d’euros, vise 5,25 MWc sur une quarantaine de bâtiments publics, avec une électricité majoritairement autoconsommée. La structure démarrera en 2027 et pourrait ensuite s’ouvrir à d’autres collectivités et aux réseaux de chaleur.

Espace d'échanges et avis

  • Aurélien CHAPUIS
    16/10/2026 à 10h02

    Quand l'État n'a pas de cap, ce sont les départements qui en fixent un.

    Le Calvados et Caen la mer créent leur propre société publique pour poser du solaire sur leurs collèges, leurs casernes et leurs centres routiers, et consommer eux-mêmes au moins 70 % de ce qu'ils produisent.

    C'est exactement ce qu'on attendrait d'une politique énergétique nationale : équiper le patrimoine public, réduire la facture des contribuables, donner du travail aux installateurs locaux. Au lieu de ça, chaque territoire doit inventer sa propre structure, avec ses propres juristes et son propre montage financier.

    Je salue l'initiative. Mais je constate qu'en France, l'ambition solaire avance par le bas pendant que l'État regarde.

    Combien de toits de lycées, de préfectures et de bâtiments de l'État restent vides pendant que les départements font le travail ?

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