Que veut dire la nouvelle baisse de prix des modules solaires photovoltaïques - PV SOLAIRE ÉNERGIE

Que veut dire la nouvelle baisse de prix des modules solaires photovoltaïques

Le prix des modules solaires PV a encore baissé ce mois- ci selon l’indice de pvXchange, se négociaient entre 0,28 centimes/watt pour les panneaux premium à 0,12 centimes/watt pour les entrées de gamme. Analyse de cette chute de prix inédite par sa durée et son amplitude .La baisse du prix des modules solaires photovoltaïques ne s’arrête pas sur les marchés de gros. C’est le constat dressé par les nouveaux chiffres de pvXchange pour le mois de septembre 2023. La plateforme de négoce de modules solaires, d’onduleurs et de composants photovoltaïques en Europe a publié une mise à jour assez alarmante où les prix des modules descendent en dessous des niveaux historiquement bas de 2020.
Toutes catégories confondues, les modules se vendent environ 10 % moins chers que le mois dernier. En septembre 2023, le prix des modules haut-de-gamme s’établit en moyenne à 0,28 centimes/watt, les modules moyens à 0,20 centimes/watt et ceux d’entrée de gamme à 0,12 centimes/watt, soit une baisse de 30 % par rapport à janvier 2023.

« Jamais auparavant dans l’histoire du photovoltaïque, les prix des panneaux n’avaient chuté de manière aussi significative en si peu de temps”, explique Martin Schachinger copropriétaire et directeur général de pvXchange.
Si cette baisse permet d’équilibrer les très hausses augmentations constatées entre octobre 2020 et octobre 2022, elle est plutôt symptomatique des défis du solaire photovoltaïque en Europe aujourd’hui.
A noter que les chiffres de l’indice ne comprennent pas encore les taxes et représentent les prix dits « spots » relevés sur le marché européen. pvXchange explique par exemple que « pour une installation solaire clé en main moyenne en Allemagne, les prix des modules indiqués doivent être multipliés par un facteur d’environ 4 à 6 ».
Un an de disponibilité de modules en Europe
Après une pénurie de modules, de nombreux installateurs et grossistes européens ont remplis leurs stocks et tabler sur des prévisions de vente optimistes. En réponse, les producteurs, majoritairement asiatiques, ont augmenté leur capacité de production – qui dépasse généralement de 30 à 50 % la demande réelle attendue selon Martin Schachinger. Ce phénomène a été accentué par la décision (et l’obligation légale) de certains fabricants de passer à la technologie TOPCon. Beaucoup ont opté pour la construction de nouvelles capacités de production, sans remplacer ni arrêter les anciennes lignes PERC.
Le marché ne grandit pas à la vitesse escompté. « Les perspectives semblent bonnes à long terme grâce aux coûts supposément élevés des sources d’énergie conventionnelles. Malheureusement, les politiciens européens ont su remplacer rapidement les anciennes sources de combustibles fossiles par de nouvelles, de sorte que les souffrances liées à la montée en flèche des coûts de l’énergie ont rapidement diminué », regrette Martin Schachinger. « Il y aurait désormais entre 40 et 100 GW de modules invendus dans les magasins européens, principalement dans la région de Rotterdam. Déterminer un montant exact est presque impossible. Il suffit cependant de savoir qu’il existe déjà environ un an de disponibilité de modules en Europe pour comprendre l’ampleur et l’ampleur du problème. »
Un an, c’est aussi le délai d’attente pour certains installateurs qui ont rempli leur carnet de commande. Est-ce que le marché va se stabiliser ? En France le secteur devra compter sur la très attendue PPE, l’éclairage de certains angles morts de la loi d’accélération des EnR et une volonté politique forte pour atteindre les objectifs de développement des énergies renouvelables.

Commentaires

  • Il n'y a pas encore de commentaires.
Ajouter un commentaire