Protéger les centrales photovoltaïques face au risque d’incendie de forêt

Les épisodes d’incendies de forêt se multiplient sur le continent européen depuis plusieurs années, avec une intensité et une fréquence croissantes. Les régions méditerranéennes comme le sud de la France, l’Espagne autour de Madrid ou la Crète grecque ne sont plus les seules à être touchées. Des feux de forêt sont désormais également signalés en Grande-Bretagne, en Belgique ou encore en Allemagne, sous l’effet du changement climatique qui provoque des vagues de chaleur plus longues, plus précoces et des sécheresses plus marquées. Cette réalité inédite oblige l’industrie photovoltaïque à adapter ses installations, car le risque d’incendie de forêt devrait continuer de s’aggraver au cours des prochaines décennies.

Face à ce phénomène naturel, les exploitants de centrales solaires ne sont toutefois pas dépourvus de solutions. Des mesures efficaces existent pour réduire à la fois le risque de départ de feu et la vulnérabilité des équipements. Il est utile de se tourner vers les pays qui disposent d’une expérience importante, parfois douloureuse, en matière de gestion des incendies de forêt. La France fait partie de ces territoires où la réglementation a évolué pour intégrer la prévention des incendies dans la conception et l’exploitation des parcs solaires.

Un risque d’incendie de forêt en forte augmentation en Europe

Le changement climatique modifie durablement les conditions météorologiques européennes. Les températures moyennes augmentent, les épisodes de canicule se multiplient et les sols s’assèchent plus profondément. Selon les données du Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), la saison des incendies s’allonge et s’étend désormais à des zones géographiques jusqu’ici épargnées. Cette tendance lourde contraint l’ensemble des acteurs économiques, y compris les producteurs d’énergie solaire, à repenser leur approche de la prévention.

Les centrales photovoltaïques sont souvent implantées dans des zones rurales ou périurbaines, à proximité de massifs forestiers ou de friches végétales. Ces emplacements, choisis pour leur fort ensoleillement et la disponibilité foncière, exposent directement les infrastructures aux feux de forêt. Une étincelle provoquée par un défaut électrique, un câble endommagé ou un onduleur mal entretenu peut suffire à embraser la végétation alentour. Inversement, un incendie provenant d’une parcelle voisine peut rapidement atteindre une centrale solaire et détruire une partie des équipements si aucune mesure de protection n’a été mise en place.

Les projections scientifiques indiquent que le nombre de jours à haut risque d’incendie devrait encore augmenter dans les prochaines années. Cette perspective oblige les exploitants à intégrer le risque incendie dès la phase de conception des projets, puis tout au long de la vie de l’installation. Les réglementations nationales et locales évoluent également dans ce sens, imposant des obligations de plus en plus précises.

L’exemple français des obligations légales de débroussaillement

La France a développé l’un des cadres réglementaires les plus complets en matière de prévention des incendies de forêt, notamment à travers les Obligations légales de débroussaillement (OLD). Ces obligations s’appliquent aux propriétaires de biens situés dans les zones exposées au risque d’incendie, y compris les installations photovoltaïques. L’article L. 131-10 du Code forestier définit le débroussaillement comme les opérations visant à réduire la quantité de combustibles végétaux et à limiter la propagation des incendies. Concrètement, cela comprend l’élagage des arbres conservés, la coupe des broussailles et l’évacuation des résidus de coupe.

Une particularité notable du dispositif français réside dans son mode de mise en œuvre. Contrairement à la plupart des réglementations centralisées, ce sont les préfectures qui déterminent localement les zones soumises aux OLD et les règles applicables. Les zones concernées sont visibles sur la carte du Géoportail, où elles apparaissent notamment en rose. Cette cartographie permet à chacun de vérifier si une parcelle est concernée par ces obligations.

Il serait erroné de penser que les OLD ne concernent que le pourtour méditerranéen ou le sud de la France. Elles sont également applicables dans le centre du pays, en Bretagne, en Normandie ou en Nouvelle-Aquitaine. Ces régions ne sont pas traditionnellement associées aux épisodes de chaleur extrême, mais leur latitude et leurs conditions climatiques présentent des similitudes avec celles observées en Allemagne ou en Belgique. La carte des OLD couvre ainsi une surface beaucoup plus étendue que ce que l’on pourrait imaginer.

Les règles spécifiques édictées par la DFCI en Aquitaine

Pour aider les exploitants à se conformer à leurs obligations, l’Autorité de défense des forêts contre les incendies (DFCI) en Aquitaine a publié un guide destiné spécifiquement aux installations photovoltaïques. Ce document précise les aménagements et les mesures d’entretien attendus, en tenant compte des spécificités techniques des centrales solaires. Des règles similaires existent dans d’autres régions françaises, mais ce guide constitue une référence utile pour comprendre les bonnes pratiques.

La première exigence concerne la végétation à l’intérieur de l’emprise de la centrale. Celle-ci doit être maintenue courte, soit par fauche régulière, soit par pâturage ovin. Cette mesure est d’ailleurs cohérente avec les intérêts économiques des exploitants, car une végétation trop haute peut créer des phénomènes d’ombrage sur les modules et réduire la production d’électricité. L’entretien de la végétation est donc à la fois une obligation réglementaire et un facteur de performance.

Pour les grandes installations, notamment celles situées en bordure de massifs forestiers, la construction de fossés peut être rendue obligatoire. Ces fossés agissent comme des coupe-feux et limitent la propagation d’un éventuel incendie vers les équipements. Une bande d’accès d’au moins cinq mètres de large doit également être maintenue de part et d’autre de la clôture périphérique, afin de permettre la circulation des véhicules de secours.

Débroussailler jusqu’à 50 mètres autour des centrales solaires

La majeure partie des travaux de débroussaillement imposés par la réglementation française doit être réalisée dans un rayon pouvant atteindre cinquante mètres autour de la clôture périphérique de la centrale photovoltaïque. Cette zone tampon est essentielle pour créer une rupture dans la continuité du couvert végétal et pour offrir aux services de secours un espace d’intervention sécurisé.

Le long de la clôture, une bande de cinq mètres de large, praticable par les véhicules de secours, doit être maintenue de chaque côté. Cette disposition, comparable à celle des pistes coupe-feu, permet aux pompiers de circuler rapidement et de lutter contre les flammes sans être bloqués par la végétation ou par les obstacles.

La mise en œuvre de ces obligations se heurte parfois à des difficultés pratiques. Les parcelles voisines de la centrale ne sont généralement pas couvertes par les contrats de location signés pour l’installation des modules. Les exploitants doivent donc se coordonner avec les propriétaires fonciers concernés. Le Code forestier prévoit toutefois des dispositions permettant, lorsque l’obligation de débroussaillement s’étend au-delà de la propriété de l’installation, de réaliser les travaux sur les parcelles voisines dans les conditions fixées par la loi.

Ces opérations peuvent s’avérer complexes et coûteuses, en particulier lorsque la centrale est entourée de forêts denses ou située sur un terrain vallonné et difficile d’accès. L’objectif n’est pas de raser les arbres ni d’éliminer complètement les arbustes, mais de réduire suffisamment la quantité de végétation combustible pour freiner la progression d’un éventuel incendie. Dans la pratique, les exploitants doivent souvent composer avec des exigences contradictoires entre la sécurité incendie et la protection des espèces protégées, ou encore entre les obligations de compensation écologique et les prescriptions de débroussaillement.

Une coordination étroite avec les autorités locales est donc indispensable. La réglementation française prévoit d’ailleurs que les modalités de mise en œuvre du débroussaillement soient définies en fonction de la nature et de l’intensité du risque local. Les exploitants ont intérêt à travailler en lien étroit avec les services de l’État, les mairies et les services départementaux d’incendie et de secours dès la phase de développement du projet.

Le calendrier des travaux de débroussaillement, un facteur clé

Le choix de la période de réalisation des travaux de débroussaillement est déterminant pour leur efficacité. Si les opérations commencent trop tôt dans l’année, la végétation peut repousser de manière significative avant l’arrivée de l’été. Si elles sont réalisées trop tard, un incendie peut se déclarer avant que toutes les mesures de protection ne soient en place.

La fenêtre optimale se situe généralement entre la fin du printemps et le début de l’été. Cette période permet de réduire la biomasse combustible juste avant la saison la plus chaude, lorsque le risque de feu de forêt est maximal. Mais cette concentration des travaux sur une courte durée engendre une difficulté supplémentaire : il faut trouver un prestataire spécialisé disponible à ce moment précis. La demande étant forte dans toutes les zones exposées, les entreprises de débroussaillement affichent souvent des agendas complets plusieurs semaines à l’avance.

Les forêts de pins, très présentes dans le sud-ouest de la France et dans d’autres régions d’Europe, nécessitent une vigilance particulière. Leurs aiguilles et leurs branches basses constituent un combustible très inflammable. Après les incendies dévastateurs qui ont touché le massif des Landes autour de Bordeaux, la question des pare-feu a fait l’objet d’une attention renouvelée. Les pare-feu sont de plus en plus proposés dans les zones fortement boisées, notamment là où les arbres sont plantés très densément pour des raisons économiques. Il reste à déterminer si cette évolution se traduira par des exigences spécifiques concernant la conception, la construction et l’exploitation des parcs photovoltaïques.

Quelles mesures supplémentaires pour protéger une centrale solaire ?

Au-delà des obligations réglementaires, de nombreux exploitants choisissent d’installer des équipements supplémentaires pour renforcer la protection de leur centrale. Les poches ou citernes souples d’eau destinées à la lutte contre les incendies font partie des solutions les plus fréquemment déployées. Parfois imposées par la réglementation locale, elles sont aussi souvent installées de manière volontaire pour améliorer la capacité de réponse face à un départ de feu.

Plusieurs éléments doivent être pris en compte lors de l’installation de ces citernes. Une coordination étroite avec les services locaux d’incendie et de secours est indispensable pour s’assurer que les équipes d’intervention disposent du matériel nécessaire et qu’elles soient préparées à combattre un incendie au sein d’une centrale photovoltaïque. Les services de secours ne sont en effet pas toujours formés ni équipés pour intervenir activement sur des installations électriques de grande dimension. Il est donc important de les consulter en amont pour connaître leurs procédures et leurs besoins.

La citerne d’eau doit être accessible depuis l’extérieur de la clôture périphérique de la centrale. Cette disposition évite de perdre un temps précieux pour ouvrir les portails ou faire pénétrer les véhicules de secours à l’intérieur du site. L’emplacement de la citerne doit également tenir compte de la pente naturelle du terrain, afin de faciliter l’aspiration et le refoulement de l’eau par les pompes.

Protéger les centrales photovoltaïques face au risque d’incendie de forêt

Après l’entretien de la végétation, une étape indispensable consiste à évacuer les résidus issus des opérations de débroussaillement. L’objectif est de réduire au maximum la quantité de matière combustible disponible en cas d’incendie. Lorsque l’entretien est réalisé par pâturage ovin, cette évacuation se fait naturellement, puisque les animaux consomment la végétation et participent ainsi à la création d’un espace débroussaillé. Cette solution présente un intérêt économique et écologique : elle évite le recours aux engins motorisés et favorise une gestion douce de la végétation.

Les mesures de prévention contre les incendies sont-elles efficaces ?

Une question légitime se pose : ces mesures sont-elles réellement efficaces en cas d’incendie majeur ? L’expérience de plusieurs sinistres récents tend à le confirmer. Il y a quelques semaines, pv magazine France rapportait le cas d’une installation de 11 MW qui avait été traversée par un incendie de forêt d’une ampleur considérable. Malgré la violence du feu, seuls deux supports de modules, portant environ 100 panneaux, avaient été endommagés. Le reste de la centrale était resté opérationnel ou réparable dans des délais courts.

Le facteur déterminant semble avoir été la mise en œuvre systématique et complète des mesures préventives de sécurité incendie. L’investisseur ainsi que l’entreprise chargée de la maintenance ont tous deux confirmé les éléments décrits dans l’article. Ce retour d’expérience est précieux pour l’ensemble de la filière, car il démontre que la prévention fonctionne lorsqu’elle est correctement appliquée.

Il serait toutefois exagéré d’affirmer que la filière photovoltaïque est exempte de tout risque. Des débats ont récemment émergé sur la responsabilité éventuelle des centrales solaires dans le déclenchement des incendies de forêt. Certains commentaires sur les réseaux sociaux ont même accusé la filière d’être à l’origine des feux ou d’en profiter pour étendre ses installations. Face à ces allégations, le journal Ouest-France a mené une enquête de fact-checking pour démentir ces thèses. Ce travail de vérification contribue à rétablir une information fiable et à éviter que des rumeurs sans fondement ne nuisent à la réputation d’une industrie nécessaire à la transition énergétique.

La prévention, un investissement rentable pour les exploitants

La prévention des incendies ne doit plus être considérée comme une simple contrainte administrative. Avec l’aggravation du changement climatique et l’augmentation du risque d’incendie de forêt, ces mesures répondent de plus en plus directement aux intérêts des exploitants eux-mêmes. Le coût des travaux de débroussaillement et l’installation d’équipements de protection sont sans commune mesure avec le coût de remplacement d’une centrale endommagée par les flammes, ou avec la perte d’exploitation consécutive à un arrêt prolongé de la production.

La décision de mettre en place des mesures supplémentaires, ainsi que leur ampleur, dépend évidemment des conditions locales. La nature du terrain, la proximité d’un massif forestier, les pratiques agricoles des parcelles voisines et les exigences des assurances sont autant de facteurs qui influencent le niveau de protection nécessaire. Les exploitants ont tout intérêt à réaliser une analyse de risque spécifique à chaque site, en collaboration avec des experts en prévention incendie.

Les compagnies d’assurance jouent d’ailleurs un rôle croissant dans ce domaine. Après les incendies de ces dernières années dans le sud de l’Europe, plusieurs assureurs ont renforcé leurs exigences en matière de prévention pour les installations photovoltaïques situées en zone à risque. Une centrale bien entretenue, dotée d’un plan de prévention solide et de mesures concrètes, bénéficie généralement de conditions de couverture plus favorables. Les bonnes pratiques en matière de débroussaillement et de gestion de la végétation peuvent ainsi se traduire par des économies directes sur les primes.

La coopération avec les services de secours est également un élément déterminant. En organisant des visites de site, en partageant les plans de la centrale et en participant à des exercices d’intervention, les exploitants facilitent le travail des pompiers et augmentent les chances de sauver l’installation en cas de sinistre. Cette démarche proactive est encore trop rare, mais elle tend à se développer.

Les perspectives d’évolution de la réglementation et des technologies

Le cadre réglementaire relatif à la prévention des incendies devrait continuer d’évoluer dans les prochaines années. L’Union européenne travaille actuellement sur une stratégie de gestion des risques de catastrophe qui inclut les feux de forêt. Plusieurs pays, dont la Grèce et l’Italie, ont déjà renforcé leurs exigences concernant le débroussaillement et les distances de sécurité autour des installations électriques.

Les technologies de surveillance et de détection des incendies progressent également. L’utilisation de drones équipés de caméras thermiques, de capteurs météorologiques connectés et de systèmes d’alerte précoce se développe dans plusieurs régions. Ces outils permettent de détecter un départ de feu dès les premières minutes et d’alerter rapidement les services de secours et les exploitants. Les centrales photovoltaïques peuvent intégrer ces dispositifs à leur plan de prévention, en les couplant avec des systèmes de vidéosurveillance et des capteurs de température.

La conception des centrales solaires évolue aussi pour prendre en compte le risque incendie. De nouveaux types de connecteurs, des câbles mieux protégés et des onduleurs conçus pour résister à des températures extrêmes sont en cours de développement. La recherche se poursuit sur des matériaux de modules moins sensibles à la chaleur et sur des structures de fixation qui ne créent pas de points d’accumulation de végétation sèche.

Le stockage d’énergie, de plus en plus souvent associé aux centrales photovoltaïques, pose également des questions spécifiques en matière de protection incendie. Des règles spécifiques sont en cours d’élaboration dans plusieurs pays pour encadrer l’installation des batteries à proximité des modules et des locaux techniques. Les exploitants doivent donc suivre de près les évolutions réglementaires et techniques afin de maintenir leurs installations au meilleur niveau de sécurité possible.

La filière photovoltaïque dispose donc d’une palette d’outils efficace pour faire face au risque d’incendie de forêt. Les retours d’expérience des pays qui subissent ces sinistres depuis longtemps montrent que la combinaison d’une réglementation claire, d’un entretien rigoureux de la végétation et d’une coopération étroite avec les services de secours constitue la meilleure protection. Rien n’est jamais acquis, mais chaque mesure mise en œuvre réduit les risques de manière vérifiable.

Pour les exploitants de centrales solaires, intégrer le risque d’incendie dans leur stratégie de gestion d’actifs est devenu une nécessité. Cette approche ne se limite pas aux seules régions méditerranéennes. Le changement climatique étendant progressivement les zones exposées, tous les projets photovoltaïques devraient intégrer la prévention des incendies de forêt dès leur conception. Les bons réflexes adoptés aujourd’hui permettront d’éviter des pertes importantes demain.

Les sources d’énergie renouvelables, et en particulier le solaire, sont essentielles pour atténuer le changement climatique. Mais ce même changement climatique expose les installations à des risques nouveaux. C’est une boucle qui exige une adaptation permanente. Les exploitants qui sauront relever ce défi seront les mieux placés pour assurer la pérennité de leurs investissements et contribuer durablement à la transition énergétique.

Face à l’ampleur de ces phénomènes, la formation et l’information des équipes techniques constituent une priorité. Connaître les bons gestes, savoir réagir face à un départ de feu et comprendre les enjeux du débroussaillement sont des compétences indispensables. Plus les équipes seront préparées, plus les installations seront résilientes. Le risque d’incendie ne peut jamais être totalement éliminé, mais il peut être ramené à un niveau acceptable lorsque toutes les mesures pertinentes sont appliquées.

En conclusion, la protection des centrales photovoltaïques contre les incendies de forêt repose sur une approche globale qui combine réglementation, technique et organisation. Les obligations légales de débroussaillement, les distances de sécurité, l’entretien de la végétation, l’installation de citernes d’eau et la coordination avec les services de secours sont autant de leviers efficaces. L’exemple français, avec son dispositif des OLD et ses guides pratiques, fournit une base solide pour tout exploitant européen soucieux de protéger ses installations et d’assurer leur continuité d’exploitation.

La multiplication des épisodes d’incendies en Europe doit servir de signal d’alarme. Les coûts de la prévention sont bien inférieurs à ceux de la reconstruction. Investir dans la prévention, c’est protéger son actif, ses revenus et sa réputation. C’est aussi contribuer à l’acceptabilité de la filière photovoltaïque auprès du grand public et des élus locaux, dont le soutien est indispensable pour le déploiement de l’énergie solaire à grande échelle.

Les prochaines années seront déterminantes pour l’adaptation de la filière photovoltaïque au risque d’incendies de forêt. Les aides publiques, les exigences des assureurs et les retours d’expérience des pays voisins accompagneront cette évolution. Les exploitants qui s’engagent dès maintenant dans une démarche proactive ne le regretteront pas.

Felix Hübner est un expert indépendant du secteur photovoltaïque. Il conseille des clients dans les domaines de la gestion d’actifs, du développement de projets et du développement commercial. Il a auparavant travaillé chez Juwi dans la gestion des opérations ainsi que pour la GIZ en Inde.

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