La soutenable légèreté des modules photovoltaïques, Heliup lève 10 milllions d'euros - PV SOLAIRE ÉNERGIE

La soutenable légèreté des modules photovoltaïques, Heliup lève 10 milllions d’euros

Heliup, la spin-off du CEA-Liten née en septembre 2022, vient de réaliser une levée de fonds de 10 M€. Ce tour de table a été mené par Starquest Capital et regroupe EIT InnoEnergy, BNP Venture et le groupe Idec. France 2030, Bpifrance et plusieurs autres établissements bancaires sont venus compléter le financement. « L’investissement privé représente 50 % du montant environ, le reste est constitué de subventions et de prêts, détaille Yannick Veschetti, président d’Heliup.
Créée en septembre 2022, la société savoyarde Heliup conçoit des panneaux photovoltaïques ultra-légers et simples à poser. Ils sont adaptés aux limitations structurelles des bâtiments à ossature métallique. Idéal pour développer l’autoconsommation avec des modules en toitures ! Heliup espère disposer d’un site de fabrication pour début 2024. Focus sur la technologie.
C’est la dernière pépite savoyarde dont on parle dans la filière solaire. Comme souvent, c’est au Bourget-du-Lac que cela se passe dans l’antre du CEA-Liten.
Depuis septembre dernier, Heliup travaille d’arrache-pied à rendre les panneaux solaires solaire plus minces et plus légers que les modèles actuels. Les toitures de bâtiments tertiaires ne sont pas compatibles avec les panneaux photovoltaïques classiques, qui pèsent 15 kg/m² si on prend en compte leur structure de pose. Heliup lève cette limitation grâce à une innovation qui permet une réduction du poids supérieur à 60% tout en conservant des niveaux de rentabilité équivalents (€/MWh). « La plaque de verre protectrice de la cellule photovoltaïque et les structures en aluminium pour les soutenir représentent 80 % du poids des modules standards actuels. De plus, la charge ne repose que sur quelques plots de fixation, une fois les panneaux posés en toitures » confie Yannick Veschetti, président et cofondateur d’Heliup qui voit là « les limites structurelles menant à un frein assurantiel pour nombre de grands bâtiments commerciaux ».
D’où l’idée d’une innovation toute tournée vers la quête de légèreté. Comment ça marche ? Le gain de poids est dû à l’intégration d’un nouveau verre ultra-mince qui assure la protection mécanique et physico-chimique des cellules photovoltaïques. Cette innovation est protégée par 3 brevets CEA pour lesquels Heliup détient une licence exclusive. Les panneaux sont en cours de certification et des chantiers échelle 1 auront lieu courant 2023. La start-up commercialisera ses produits au second semestre 2023 auprès de grands acteurs du bâtiment et d’énergéticiens. Elle va collaborer en R&D avec le CEA pour optimiser ses panneaux, évaluer leurs performances, qualifier de nouveaux matériaux et mener des analyses de leur cycle de vie.
Et l’enjeu est de taille. Couvrir intégralement les quelque 700 millions de mètres carrés que représentent en France les toitures des bâtiments industriels, hangars agricoles, entrepôts logistiques et de la grande distribution pourrait – en théorie – permettre de subvenir à un quart de la consommation électrique du pays. Un marché à très fort potentiel quand on sait qu’avant la fin de la décennie tout bâtiment de plus de 500 m² d’emprise au sol sera tenu de couvrir la moitié de sa toiture par des panneaux solaires ou d’autres solutions environnementales sous peine d’amendes salées. Heliup, une pépite qui n’a pas fini de briller !
Le chiffre clé : 5 kilos/m²
Les panneaux photovoltaïques Heliup pour toiture terrasse pèsent 5 kilos/m², contre 15 kg/m² pour des panneaux classiques avec leur structure de pose. La technologie déployée : un verre de protection des cellules photovoltaïques allégé et haute résistance avec des systèmes de pose innovants pour toitures terrasses et toitures inclinées. Sur toit-terrasse, les panneaux Heliup sont ainsi fixés par collage sur la membrane d’étanchéité.

    

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