Concevoir une installation dans un logiciel, simuler sa valorisation en autoconsommation collective dans un autre, suivre les évolutions dans un tableur : ce fractionnement expose les bureaux d’études à un décalage entre l’étude technique et le montage économique présenté au client. Un module développé par Trace Software relie désormais les deux étapes au sein d’archelios Pro.
Le risque de désynchronisation entre l’étude technique et le plan de financement n’est pas nouveau, mais il s’est accru avec le décret du 26 juin 2026 sur les clés de répartition et l’exonération d’accise sous 1 MWc. Ces paramètres modifient directement l’équilibre économique d’une opération, et toute modification de périmètre ou de puissance se répercute sur l’ensemble du montage.
Les règles applicables aux opérations d’autoconsommation collective — périmètre, points de livraison, répartition — relèvent du cadre opéré par Enedis, tandis que les conditions tarifaires et les dispositifs de soutien dépendent du cadre suivi par la Commission de régulation de l’énergie.
Les caractéristiques de l’installation et les courbes de consommation, récupérées via l’API Enedis, passent automatiquement du dimensionnement photovoltaïque à la simulation d’autoconsommation collective, sans ressaisie. Les projets multisites sont pris en charge nativement : les sites sont activés ou désactivés selon les critères réglementaires de distance entre points de livraison, visualisés en cercles concentriques autour du site producteur.
Deux clés de répartition — statique et dynamique — sont configurables et ajustables entre sites. Taxes et exonérations sont calculées automatiquement, exonération d’accise et date de mise en service comprises. C’est précisément sur ces points que les erreurs de tableur se paient le plus cher, puisqu’elles portent sur la valeur perçue par chaque participant.
Le module fournit, site par site, la valeur actualisée nette et les flux de trésorerie sur 25 ans, accompagnés de graphiques de production, de consommation et de contribution de chaque participant, consultables en vision horaire et mensuelle. Les résultats s’exportent en PDF, CSV et Excel pour les rapports remis aux clients.

C’est la règle qui détermine quelle part de la production locale est affectée à chaque consommateur du périmètre. Elle peut être statique — des pourcentages fixes — ou dynamique, ajustée en fonction de la consommation réelle de chacun à chaque pas de temps.
Parce que toute modification technique — puissance, orientation, ajout ou retrait d’un site — change le montage économique. Traiter les deux étapes dans des outils séparés expose à présenter au client un plan de financement qui ne correspond plus à l’installation étudiée.
De l’API Enedis, qui permet de récupérer les données de consommation réelles des points de livraison concernés plutôt que de travailler sur des profils théoriques.
Il porte sur les clés de répartition et, avec l’exonération d’accise pour les installations de moins de 1 MWc, modifie les paramètres fiscaux d’une opération — d’où l’intérêt d’un calcul automatisé de ces éléments dans la simulation.
En résumé — l’autoconsommation collective bute rarement sur la technique : elle bute sur la cohérence entre l’installation dimensionnée, la répartition entre participants et la fiscalité applicable. Rapprocher ces trois volets dans un même outil ne rend pas les projets plus rentables, mais réduit le risque le plus courant en phase d’étude — celui d’un montage économique qui ne correspond plus à l’installation réellement retenue.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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