Wind my Roof, créateur des mini-modules hybrides éolien-solaire pour toitures, lève 2 M€ - PV SOLAIRE ÉNERGIE

Wind my Roof, créateur des mini-modules hybrides éolien-solaire pour toitures, lève 2 M€

Tandis que la société française vient d’inaugurer dix nouvelles WindBox sur un bâtiment dans les Hauts-de-France, cette levée de fonds va lui permettre d’accélérer son développement technique et commercial, avec de nouvelles installations prévues à Colombes (92), mais aussi en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne.Wind my Roof, entreprise française à l’origine de la conception d’un mini-module hybride éolien-solaire destiné aux toitures plates, a levé 2 millions d’euros auprès du groupe Idec Invest Innovation, du business angel Antoine Fuentes et de ses investisseurs historiques EIT InnoEnergy et Vinci Energies. Avec cette levée de fonds, la société créée en 2018 veut accélérer le déploiement technique, commercial et industriel de sa solution destinée à la décarbonation du secteur des bâtiments, qui représente 40 % de la consommation totale d’énergie finale et 25 % des émissions de CO2 en France. Pour cela, Wind My Roof a développé un module de 2,1 mètres de long sur 2,1 mètres de large et 1,6 mètre de haut qui associe 1 500 W d’éolien et 820 Wc de solaire. Pesant 350 kg (hors support), ces WindBox se fixent aux toitures plates des immeubles et bâtiments commerciaux. Développées avec le bureau de certification APAVE et le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), l’installation résiste à des vents allant jusqu’à 180 km/h et des températures de -15°C.
Cette opération intervient alors que Wind my Roof a inauguré le 25 septembre dernier 10 WindBox sur le bâtiment du concessionnaire de distribution et de fourniture d’électricité SICAE de la Somme et du Cambraisis, à Hangest-en-Santerre, près d’Amiens (Hauts-de-France). Soutenu par le FEDER et la région, ce projet aspire à créer un micro-réseau énergétique à l’échelle du bâtiment. De par leur conception et leur fabrication en France, dans le bassin de Saint-Nazaire chez Simra (Segula Technologies), les WindBox ont, selon la société, un bilan carbone deux fois plus faible que le mix national en moyenne, et permettront d’économiser plus de 500 kg eq-CO2 chaque année sur le site de la SICAE.
Après le déploiement de huit prototypes sur le toit d’un immeuble à Rouen (Normandie), Wind my Roof prévoit aussi de concrétiser quatre autres projets d’ici la fin de l’année. En France, ses collaborations sont en cours avec un consortium de cinq logisticiens et la municipalité de Colombes. Au-delà des frontières françaises, il travaille à l’installation de WindBox en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne.

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