L’ADEME, le centre d’Observation Impacts Énergie (OIE) de Mines Paris – PSL, l’Institut National de l’Énergie Solaire (INES) du CEA et Certisolis annoncent une baisse de 30 à 50 % de l’empreinte carbone du photovoltaïque français, désormais estimée entre 20 et 30 gCO₂eq/kWh contre 43 gCO₂eq/kWh actuellement utilisés dans la Base Empreinte.

En bref

  • Empreinte carbone du photovoltaïque revue de 43 à 20-30 gCO₂eq/kWh, selon l’ensoleillement du site et le type d’installation (sol ou toiture).
  • Mise à jour issue d’une collaboration ADEME, OIE (Mines Paris – PSL), INES (CEA) et Certisolis, contribuant au rapport international de référence de l’IEA PVPS.
  • Les nouvelles données s’appuient sur les données de fabrication les plus récentes issues des appels d’offres de la CRE.
  • Une étude approfondie est en cours pour consolider une valeur de référence pour le contexte français, avec des conclusions attendues fin 2027.

Une mise à jour des inventaires de cycle de vie

L’Agence de la transition écologique (ADEME), le centre d’Observation Impacts Énergie (OIE) de Mines Paris – PSL, l’Institut National de l’Énergie Solaire (INES) du CEA et Certisolis annoncent la publication d’une mise à jour des données françaises contribuant au rapport international de référence sur les inventaires et analyses de cycle de vie des systèmes photovoltaïques de l’IEA PVPS (International Energy Agency – Photovoltaic Power Systems Programme). Cette collaboration entre acteurs de la recherche, de l’expertise environnementale et de la filière photovoltaïque a permis d’actualiser les inventaires de cycle de vie de la fabrication des modules et d’améliorer significativement la connaissance de leur performance environnementale.

Une empreinte carbone presque divisée par deux

En mutualisant leurs expertises pour consolider et intégrer les données les plus récentes disponibles sur la fabrication des modules photovoltaïques, issues des appels d’offres de la CRE, les partenaires concluent qu’alors que la valeur actuellement utilisée dans la Base Empreinte est de 43 gCO₂eq/kWh, les nouvelles données situent désormais l’empreinte carbone entre 20 et 30 gCO₂eq/kWh, soit une réduction de près de moitié. La valeur précise dépend de l’ensoleillement du site et du type d’installation (sol ou toiture).

En comparaison, la production d’électricité à partir de charbon émet 1 060 gCO₂eq/kWh et 420 gCO₂eq/kWh à partir de gaz. L’énergie photovoltaïque contribue ainsi au faible niveau d’émission de gaz à effet de serre du mix électrique français, déjà très décarboné avec 46,2 gCO₂eq/kWh. « Cette évolution témoigne des progrès considérables réalisés par la filière photovoltaïque au cours de la dernière décennie et confirme le rôle central de cette technologie dans la transition énergétique et la décarbonation du système électrique », soulignent les partenaires dans un communiqué de presse.

Des travaux qui se poursuivent jusqu’en 2027

Les résultats publiés constituent une étape importante vers une actualisation complète des facteurs d’émission du photovoltaïque. Une étude approfondie d’analyse de cycle de vie est en cours afin d’affiner les résultats et de consolider une valeur de référence représentative du contexte français. Les conclusions définitives de ces travaux, disponibles fin 2027, permettront d’alimenter les futures mises à jour des bases de données environnementales nationales et internationales, afin d’améliorer la robustesse des évaluations réalisées dans le cadre des politiques publiques, des études d’impact et des analyses de durabilité.

Questions fréquentes

Quelle est la nouvelle empreinte carbone du photovoltaïque en France ?

Entre 20 et 30 gCO₂eq/kWh, contre 43 gCO₂eq/kWh actuellement utilisés dans la Base Empreinte, selon le type d’installation et l’ensoleillement du site.

L'empreinte carbone du photovoltaïque français revue à la baisse, entre 20 et 30 gCO₂eq/kWh

Pourquoi cette baisse de l’empreinte carbone ?

Grâce à une mise à jour des inventaires de cycle de vie de la fabrication des modules, intégrant les données les plus récentes issues des appels d’offres de la CRE, dans le cadre d’une collaboration entre l’ADEME, l’OIE, l’INES et Certisolis pour le rapport de référence de l’IEA PVPS.

Quand les conclusions définitives de cette réévaluation seront-elles disponibles ?

Fin 2027, à l’issue d’une étude approfondie d’analyse de cycle de vie visant à consolider une valeur de référence représentative du contexte français.

En résumé

Avec une empreinte carbone désormais estimée entre 20 et 30 gCO₂eq/kWh, contre 43 gCO₂eq/kWh auparavant, le photovoltaïque français confirme son rôle central dans la décarbonation du mix électrique, déjà l’un des moins carbonés d’Europe — une réévaluation qui devrait encore se préciser d’ici fin 2027.

Sources : ADEME, IEA PVPS.

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