Le groupe français Eiffage, via sa filiale Eiffage Énergie Systèmes, a été choisi par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) pour concevoir, construire et exploiter quatre grandes centrales solaires dans le cadre du programme Noor Atlas. Cette annonce marque une étape clé dans la stratégie marocaine de transition énergétique, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 52 % de la capacité installée d’ici 2030.
Lancé par Masen, le programme Noor Atlas prévoit la réalisation de six centrales photovoltaïques réparties sur l’ensemble du territoire, pour une puissance cumulée de 305 MWc. L’objectif est double : réduire la dépendance énergétique du Maroc, qui importe encore environ 90 % de son énergie primaire, et renforcer la production électrique locale tout en limitant les émissions de CO₂.
Ces projets s’inscrivent dans la lignée de la centrale Noor Ouarzazate (580 MW), l’un des plus grands complexes solaires au monde, mais en misant cette fois sur le photovoltaïque plutôt que le solaire thermodynamique. Cela permet des coûts d’investissement plus bas et une mise en œuvre plus rapide.
Le contrat EPC (Engineering, Procurement and Construction) remporté par Eiffage concerne quatre parcs situés dans le Nord-Est du Royaume, pour une puissance totale de 225 MWc. Voici leur répartition :
Ces centrales seront équipées de panneaux solaires fixes ou à trackers, selon les spécificités de chaque site, et seront raccordées au réseau national de distribution géré par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).
Les travaux de construction ont débuté début 2026 et la mise en service complète est prévue pour mi-2027. Eiffage assurera ensuite l’exploitation et la maintenance des installations pendant sept ans.
Le financement du programme Noor Atlas repose sur un montage innovant mêlant prêts concessionnels et financements commerciaux :
Ce modèle permet de réduire le coût du capital et donc le prix de l’électricité produite, rendant le solaire compétitif face aux énergies fossiles.
Comme le veut la politique de Masen, la construction des centrales est confiée à des consortiums mêlant entreprises marocaines et européennes. Pour les quatre parcs attribués à Eiffage, le groupe français s’associe à des partenaires locaux afin de :
Cette approche a déjà fait ses preuves sur des projets antérieurs comme Noor Midelt ou Noor Tafilalet, où des entreprises marocaines ont acquis une expertise solaire de niveau international.
Les deux centrales non attribuées à Eiffage (représentant environ 80 MWc restants) sont confiées à d’autres consortiums, dont la composition n’a pas encore été dévoilée officiellement. L’ensemble des six parcs devrait fournir assez d’électricité pour alimenter l’équivalent de plus de 100 000 foyers marocains et éviter l’émission d’environ 300 000 tonnes de CO₂ par an.
Avec ce contrat, Eiffage renforce sa présence sur le marché africain des énergies renouvelables. Le groupe a déjà réalisé des centrales solaires en France, en Espagne et au Sénégal. « Ce projet illustre notre capacité à proposer une offre intégrée allant de l’ingénierie à l’exploitation, en passant par la construction », a déclaré un porte-parole d’Eiffage Énergie Systèmes.
Le Maroc reste un pays clé pour les énergies vertes en Afrique. En 2025, le pays a porté la part des renouvelables dans son mix électrique à près de 40 %, avec l’ambition d’atteindre 52 % en 2030. Le programme Noor Atlas contribuera directement à cet objectif.
Article rédigé d’après des sources officielles et des données actualisées à mi-2026.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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