Novar acquiert un portefeuille agrivoltaïque de 92 MWc dans la Meuse : vers un modèle d’élevage durable et d’autoconsommation collective

L’agrivoltaïsme, qui consiste à co-localiser production solaire et activité agricole, connaît une accélération notable en France. Le dernier exemple en date est l’acquisition par le producteur indépendant d’énergie (IPP) néerlandais Novar d’un portefeuille de projets agrivoltaïques dans la Meuse, baptisé « Vallée de la Woëvre ». D’une capacité potentielle de 92 MWc, cette initiative illustre comment l’énergie renouvelable peut soutenir une transition agricole locale et ouvrir la voie à des dispositifs d’autoconsommation collective bénéfiques aux habitants.

Un projet agrivoltaïque conçu pour l’élevage bovin

Le portefeuille « Vallée de la Woëvre » a été initialement développé par le groupe français Impulsion, spécialiste de projets territoriaux. Suite à une acquisition finalisée en décembre 2025, Novar en devient le maître d’ouvrage tandis qu’Impulsion conserve la gestion de la phase de développement via un contrat de services. L’objectif central est d’accompagner la conversion de terres céréalières à faible rendement vers un élevage bovin plus résilient, en valorisant les prairies naturelles du territoire pour produire un bœuf de haute qualité.

L’agrivoltaïsme permet en effet de protéger les animaux des excès climatiques (canicule, gel) tout en maintenant un revenu électrique aux exploitants. Selon une étude de l’ADEME, les installations bien conçues peuvent améliorer le bien-être animal et la productivité des prairies sous panneaux. Novar entend appliquer ces principes en collaboration étroite avec les éleveurs et les collectivités locales.

L’autoconsommation collective : une électricité locale pour les habitants

Une dimension innovante du projet réside dans l’étude d’un dispositif d’autoconsommation collective. Celui-ci permettrait aux résidents et entreprises situés dans un rayon d’environ 10 km autour des sites d’acheter à un tarif préférentiel l’électricité produite localement. Ce modèle, encouragé par la réglementation française, favorise l’acceptation sociale des parcs solaires et réduit la dépendance aux marchés de gros. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie régulièrement des cahiers des charges sur l’autoconsommation collective qui servent de référence.

Pour Novar, cette approche s’inscrit dans sa stratégie « Energy on Demand », qui combine production renouvelable, stockage par batteries et pilotage intelligent. L’entreprise, fondée en 2014 aux Pays-Bas, dispose déjà de filiales en France (Avignon), en Allemagne et en Suède. Avec 1 GWc de centrales solaires en exploitation et 5 MW de stockage, elle vise 4 GW de capacités développées d’ici 2030.

Une implantation stratégique dans le Grand Est

Le portefeuille meusien constitue la première implantation de Novar dans la région Grand Est, une zone au fort potentiel solaire et agricole. L’entreprise profite d’un cadre régional favorable, comme l’illustre le plan solaire de la région. En parallèle, Novar poursuit ses développements sur d’autres marchés européens, confortant sa position d’IPP multi-technologies.

Pour en savoir plus sur l’entreprise, vous pouvez consulter le site officiel de Novar.

Les atouts de l’agrivoltaïsme pour l’agriculture et le climat

En associant production d’électricité verte et maintien de l’activité agricole, ce projet répond à plusieurs enjeux :

  • Transition écologique : réduction des émissions de CO₂ via l’énergie solaire.
  • Résilience agricole : diversification des revenus des éleveurs et protection contre les aléas climatiques.
  • Acceptabilité locale : implication des habitants via l’autoconsommation collective.

Le développement de l’agrivoltaïsme est encadré par la loi française et nécessite une validation des installations par la chambre d’agriculture. Le projet Vallée de la Woëvre devra respecter ces exigences pour garantir la primauté de l’activité agricole.

Conclusion

L’acquisition par Novar du portefeuille agrivoltaïque de la Woëvre marque une étape dans la consolidation de la filière solaire française. En couplant production d’énergie, élevage durable et autoconsommation locale, il démontre que l’agrivoltaïsme peut être un levier de développement territorial vertueux. Les prochaines étapes consisteront à affiner le design des installations avec les agriculteurs et à finaliser le montage juridique de l’autoconsommation collective.

Pour les acteurs intéressés par ce type de projet, il est conseillé de suivre les publications du ministère de la Transition écologique sur l’agrivoltaïsme.

Points clés à retenir

  • Acquisition de 92 MWc de projets agrivoltaïques dans la Meuse par Novar.
  • Conversion de céréales vers l’élevage bovin local.
  • Étude d’un périmètre d’autoconsommation collective de 10 km.
  • Novar vise 4 GW de capacités d’ici 2030.

Article rédigé en février 2025, sur la base des informations communiquées par Novar et des données publiques du secteur.

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