Nouvelle-Zélande : le solaire résidentiel passe de trois mois à six jours grâce à une réforme majeure

La Nouvelle-Zélande veut devenir la référence mondiale en matière de simplification des installations solaires. Le gouvernement a annoncé une vaste réforme visant à réduire drastiquement les délais, les coûts et les formalités pour les particuliers et les entreprises qui souhaitent équiper leurs bâtiments de panneaux photovoltaïques. L’objectif est ambitieux : faire de la Nouvelle-Zélande « le pays développé où l’installation de petits et moyens systèmes solaires est la plus simple ».

Une réforme inspirée par un rapport officiel

Les ministres de la Réglementation, David Seymour, et de l’Énergie, Simeon Brown, ont présenté les conclusions d’un rapport officiel consacré à la simplification des installations solaires de petite et moyenne puissance. Ce document formule 15 recommandations concrètes pour lever les obstacles administratifs qui freinent encore le déploiement du photovoltaïque dans le pays.

Le gouvernement compte notamment légaliser le solaire enfichable, harmoniser les procédures de raccordement au réseau et repenser entièrement le système d’inspection. Ces mesures devraient profiter à la fois aux ménages, aux locataires et aux entreprises, tout en accélérant la transition énergétique de l’archipel.

Nouvelle-Zélande : le solaire résidentiel passe de trois mois à six jours grâce à une réforme majeure

Un raccordement au réseau accéléré pour les petites installations

Aujourd’hui, obtenir le droit de raccorder des panneaux solaires au réseau électrique peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Avec la réforme, les installations de moins de 10 kW pourraient être approuvées dès le jour ouvré suivant la demande. Pour les systèmes de moins de 100 kW, des installateurs accrédités pourraient certifier eux-mêmes la conformité des travaux, sans inspection systématique par un inspecteur électrique.

Cette nouvelle approche simplifie considérablement le parcours des consommateurs. Elle s’appuie sur un modèle d’inspection fondé sur le risque, qui remplace une partie des contrôles systématiques par des vérifications ciblées. Selon les estimations gouvernementales, cette évolution pourrait éviter jusqu’à 45 jours d’attente et 600 dollars néo-zélandais (environ 307 €) de dépenses supplémentaires pour chaque projet.</p

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