Pour accélérer la transition énergétique de son réseau de transports, Nîmes Métropole a dévoilé une installation photovoltaïque de grande envergure au-dessus du dépôt de bus du réseau TanGo. Cette ombrière solaire, destinée à alimenter les nouveaux bus articulés 100 % électriques, illustre la volonté de la collectivité de coupler mobilité durable et production locale d’énergie renouvelable. Avec une capacité annuelle estimée à 1 300 MWh, l’équipement permet de couvrir une part significative des besoins en électricité du site, dont près de 300 MWh en autoconsommation directe.

L’ombrière photovoltaïque de Nîmes en détail

Déployée au-dessus du dépôt de bus du réseau TanGo, l’ombrière solaire est composée de panneaux photovoltaïques installés sur une structure métallique surélevée. Selon les données communiquées par Nîmes Métropole, cette installation produit environ 1 300 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de plusieurs centaines de foyers. La part d’autoconsommation, estimée à près de 300 MWh, est directement injectée dans le système de recharge des bus électriques, réduisant ainsi la dépendance au réseau électrique traditionnel. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus large du plan climat de la métropole, qui vise une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Pour en savoir plus sur les ombrières photovoltaïques et leurs applications dans les transports, consultez les ressources de l’ADEME sur l’autoconsommation solaire.

Un pas vers l’électrification du réseau de bus

Les nouveaux bus articulés électriques mis en service à Nîmes affichent une autonomie annoncée de 340 à 350 km, ce qui nécessite une recharge quotidienne au dépôt. L’ombrière photovoltaïque joue ici un rôle clé en fournissant une électricité verte et locale pour cette recharge. Cette infrastructure permet non seulement de réduire l’empreinte carbone du réseau, mais aussi de maîtriser les coûts d’exploitation face à la volatilité des prix de l’électricité. En 2024, la France comptait déjà plus de 3 000 bus électriques en circulation, et ce nombre devrait tripler d’ici 2027 selon les objectifs de la loi d’orientation des mobilités (LOM).

Pour suivre l’actualité de l’électrification des transports en France, le ministère de la Transition écologique publie régulièrement des bilans et des feuilles de route.

Les avantages de l’autoconsommation solaire pour les transports

L’autoconsommation photovoltaïque permet de consommer directement l’électricité produite sur place, sans passer par le réseau de distribution. Dans le cas de Nîmes, l’énergie solaire sert prioritairement à recharger les bus la journée, lorsque la production est maximale, ce qui correspond aux horaires de recharge après les services du matin. Ce modèle présente plusieurs avantages : réduction des pertes liées au transport d’électricité, sécurisation de l’approvisionnement en cas de pic de demande, et optimisation des coûts grâce à une maîtrise des dépenses énergétiques. Selon Enedis, l’autoconsommation individuelle ou collective pourrait couvrir jusqu’à 30 % des besoins des flottes de bus d’ici 2030.

Pour une analyse détaillée, l’opérateur de réseau Enedis propose des guides sur l’autoconsommation photovoltaïque.

Nîmes mise sur le photovoltaïque pour recharger ses bus électriques et réduire ses coûts

Objectif 2030 : 100 % de bus propres

Nîmes Métropole s’est fixé un objectif ambitieux : opérer un réseau urbain composé à 100 % de véhicules propres d’ici 2030. L’arrivée des bus articulés électriques et l’installation de l’ombrière photovoltaïque constituent une étape majeure vers cet horizon. D’autres collectivités françaises suivent la même voie : à Bordeaux, une ombrière similaire alimente le dépôt de bus TBM ; à Strasbourg, le réseau CTS prévoit d’atteindre 100 % d’électricité renouvelable pour ses bus d’ici 2028. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC) qui préconise une électrification massive des transports publics.

Retrouvez les engagements de la France en matière de mobilité propre sur le site France Stratégie.

Enjeux et perspectives pour la mobilité durable

L’énergie solaire appliquée aux transports publics ne se limite pas aux ombrières de dépôt. Des projets innovants émergent, comme des routes solaires ou des abris de bus équipés de panneaux photovoltaïques. Cependant, le déploiement à grande échelle nécessite des investissements importants et une adaptation des réseaux électriques. À Nîmes, l’ombrière photovoltaïque démontre qu’il est possible de conjuguer production d’énergie verte et mobilité électrique, tout en réduisant les coûts opérationnels. Les prochaines étapes pourraient inclure l’ajout de batteries de stockage pour maximiser l’autoconsommation et l’extension de l’installation à d’autres dépôts de la métropole.

Pour approfondir les perspectives du photovoltaïque dans les transports, le rapport de l’IRENA sur les énergies renouvelables dans les transports offre des données mondiales actualisées.

En conclusion, l’initiative de Nîmes Métropole illustre parfaitement la synergie possible entre infrastructures de transport et production d’énergie renouvelable. Grâce à l’ombrière photovoltaïque, le réseau TanGo franchit une étape décisive vers l’autonomie énergétique et la décarbonation. Ce projet pourrait servir de modèle pour d’autres collectivités françaises et européennes engagées dans la transition écologique.

Sources : Nîmes Métropole, ADEME, Enedis, ministère de la Transition écologique.

Inscrivez-vous en avant-première pour ne rien manquer de nos prochaines actualités.

Espace d'échanges et avis

  • Soyez le premier à partager votre expérience ou à poser une question.
La parole est à vous !

Vérification SMS

Saisissez le code reçu par SMS :

Vérification SMS

Entrez le code de validation envoyé sur votre mobile pour finaliser votre demande.