Dans une série de trois arrêts rendus le 16 mars 2026, le Conseil d’État a rejeté les recours visant à annuler le décret n°2024-318 du 8 avril 2024. Ce texte fondateur définit les conditions de développement de l’agrivoltaïsme et de l’agricompatibilité sur les terrains agricoles, naturels ou forestiers. Ces décisions majeures apportent des clarifications essentielles sur la portée et l’application de ce cadre réglementaire attendu par la filière.

Un cadre légal confirmé pour l’agrivoltaïsme

Le décret du 8 avril 2024, désormais pleinement confirmé, établit une distinction cruciale entre les installations agrivoltaïques et les installations simplement agricompatibles. Il précise les conditions d’autorisation pour ces projets, qui doivent concilier production d’énergie renouvelable et maintien (voire amélioration) de l’activité agricole. Pour en savoir plus sur les définitions officielles, vous pouvez consulter le site du Journal Officiel de la République Française.

Les trois points clés validés par le Conseil d’État

Les recours rejetés portaient sur des aspects fondamentaux du décret. Les précisions apportées par la plus haute juridiction administrative sécurisent le paysage juridique pour les porteurs de projets et les collectivités.

Les conditions d’autorisation des installations agrivoltaïques

Le Conseil d’État a confirmé la légalité des critères stricts encadrant l’implantation d’une installation agrivoltaïque. Le texte exige une synergie démontrée entre la production électrique et l’exploitation agricole, comme la protection des cultures contre les aléas climatiques. La primauté de l’activité agricole sur la production d’électricité est un principe intangible.

Le rôle conforme de la CDPENAF

La juridiction a validé le rôle renforcé de la Commission Départementale de la Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF). Son avis est désormais conforme pour les projets agrivoltaïques, ce qui signifie qu’il est obligatoire et liant. Cette disposition souligne l’importance accordée à la protection des terres agricoles dans le processus d’instruction.

La validité du document-cadre national

Le Conseil d’État a jugé légale l’exigence d’un document-cadre, qui doit être produit par le porteur de projet. Ce document doit détailler les interactions entre le projet photovoltaïque et l’activité agricole, ainsi que les engagements de suivi et de réversibilité. Il constitue un outil essentiel pour évaluer la sincérité et la pérennité de la synergie avancée.

Quelles implications pour la filière ?

Ces décisions mettent fin à l’incertitude juridique et offrent une feuille de route claire pour le développement de l’agrivoltaïsme en France. Elles confirment une approche exigeante, visant à éviter l’artificialisation des sols et à garantir que les projets servent avant tout l’agriculture. Cette stabilité réglementaire est un atout pour atteindre les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) tout en préservant le patrimoine agricole. Pour une analyse juridique approfondie de ces arrêts, le cabinet Gossement Avocats propose un décryptage détaillé.


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