ENGIE annonce avoir dépassé le seuil symbolique des 10 GW de capacités de stockage en exploitation ou en construction dans le monde, avec un portefeuille atteignant désormais 10,7 GW entre batteries et stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), porté par une accélération particulièrement forte en Europe cet été.
Le groupe inscrit cette accélération dans une stratégie plus large de flexibilité du système électrique. ENGIE souligne que les batteries et les STEP jouent un rôle croissant dans l’équilibrage des réseaux, en stockant l’électricité lors des périodes de forte production et en la restituant lors des pointes de consommation — des actifs qui doivent faciliter l’intégration des renouvelables, renforcer la résilience des réseaux et contribuer à la sécurité d’approvisionnement.
La Pologne constitue l’un des principaux axes de développement récents : ENGIE y a constitué en quelques mois un portefeuille de 758 MW / 2 156 MWh, comprenant notamment le projet de Tursko Wielkie (porté à 320 MW / 1 280 MWh après intégration d’un projet adjacent) et un autre projet de 438 MW / 876 MWh dans la région de Łódź, dont la mise en service est prévue entre 2028 et 2029.
En Roumanie, ENGIE a acquis à Călan, en Transylvanie, un projet prêt à construire de 54 MW / 216 MWh, mise en service prévue en 2029, en complément des 85 MW / 170 MWh de capacités déjà en construction dans le pays.
En Espagne, ENGIE a acquis à Tarifa un actif de 66 MW / 264 MWh, qui vient compléter un projet de 200 MW / 800 MWh déjà en développement sur le même site. En Belgique, la construction d’un BESS de 74 MW / 296 MWh a débuté à Coo, sur un site qui accueille déjà une STEP, des installations solaires et des infrastructures de recharge pour véhicules électriques, pour une mise en service attendue début 2028.
Au Portugal, deux systèmes de 10 MW / 45 MWh chacun sont en construction aux côtés des parcs éoliens de Rallo et Mourisca, avec un démarrage prévu en 2027 — illustrant la stratégie d’hybridation des actifs renouvelables menée par le groupe.
ENGIE a mis en service ses deux premiers systèmes BESS au Royaume-Uni, à Cathkin et Broxburn en Écosse, pour une capacité cumulée de 100 MW / 200 MWh. Aux Pays-Bas, le groupe a inauguré le 30 juin le système BESS Maxima à Lelystad (35 MW / 100 MWh), qui complète sur le même site une centrale solaire de 32 MW et une centrale thermique de 900 MW.

« Le franchissement de ce cap illustre la montée en puissance du stockage comme outil de flexibilité, de fiabilité et de création de valeur », souligne Pedro Vasconcelos, directeur général adjoint d’ENGIE en charge des activités Renewable & Flexible Power, dans des systèmes électriques de plus en plus dépendants des renouvelables.
10,7 GW en exploitation ou en construction dans le monde, répartis entre batteries et stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), dont 4,7 GW en Europe et 4,4 GW aux États-Unis.
Pour équilibrer le réseau électrique en stockant l’électricité lors des pics de production renouvelable et en la restituant lors des pointes de consommation, facilitant ainsi l’intégration des renouvelables et renforçant la sécurité d’approvisionnement.
Atteindre un portefeuille combiné de 95 GW de capacités renouvelables et de stockage installées.
Avec un portefeuille de 10,7 GW et une accélération marquée cet été en Europe (Pologne, Roumanie, Espagne, Belgique, Portugal, Royaume-Uni, Pays-Bas), ENGIE confirme sa stratégie consistant à combiner production renouvelable et stockage pour répondre aux besoins de flexibilité des réseaux électriques, avec un cap fixé à 95 GW de capacités combinées d’ici 2030.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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