Le producteur québécois d’énergies renouvelables Boralex va être retiré de la cote de la Bourse de Toronto (TSX) à la suite d’une offre de rachat conjointe de deux géants de l’investissement. L’opération, portée par Brookfield Asset Management et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), valorise l’entreprise à plus de 8,3 milliards d’euros, dette incluse, et marque un tournant majeur dans le paysage des énergies propres en Amérique du Nord.
L’offre, acceptée par le conseil d’administration de Boralex, a été fixée à 37,25 dollars canadiens par action, soit environ 34,3 euros. Cette transaction représente une prime significative sur le cours de bourse et valorise les capitaux propres de l’entreprise à environ 3,5 milliards d’euros.
À l’issue de l’opération, la structure du capital sera profondément modifiée :
Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de la CDPQ, qui avait également racheté le producteur Innergex en 2024, consolidant ainsi son portefeuille dans le secteur des énergies vertes.
Malgré ce changement de propriété, Boralex a confirmé qu’il conserverait son siège social au Québec et continuerait à mener ses activités de manière indépendante. La direction actuelle restera en place pour piloter la stratégie de croissance.
Dans un communiqué, l’entreprise a souligné que cette transaction lui apportait « le soutien d’investisseurs de long terme, en cohérence avec son modèle d’affaires et ses ambitions de croissance ». L’objectif est de renforcer la sécurité énergétique, d’accélérer la décarbonation et de soutenir le développement économique dans ses marchés clés que sont le Canada, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.
Boralex est un acteur majeur des énergies renouvelables, avec un portefeuille diversifié :
Le soutien financier et l’expertise de ses nouveaux actionnaires doivent permettre à Boralex d’accélérer son expansion. L’entreprise vise à développer un portefeuille de projets avancés d’environ 1,6 GW, ainsi qu’un pipeline supplémentaire de 5,6 GW à des stades intermédiaires ou précoces.
Un levier stratégique clé sera la mise en œuvre d’une politique de recyclage d’actifs, une spécialité de Brookfield. Cette stratégie consiste à vendre des actifs opérationnels matures pour réinvestir le capital dans de nouveaux projets offrant des rendements plus élevés, créant ainsi un cycle vertueux de financement de la croissance.
Cette privatisation de Boralex illustre une tendance plus large dans le secteur des énergies renouvelables, où les capitaux privés jouent un rôle croissant pour financer les investissements massifs requis par la transition énergétique mondiale.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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