GreenYellow a mis en service 18 centrales photovoltaïques en autoconsommation pour le distributeur portugais Jerónimo Martins : 8 MWc au total, environ 11,6 GWh par an, sans que l’enseigne ait eu à financer les installations. Le montage repose sur un contrat d’achat d’électricité sur site de quinze ans.

En bref

  • 18 centrales photovoltaïques en autoconsommation, pour 8 MWc cumulés et environ 11,6 GWh par an.
  • Installations déployées sur les toitures des magasins Pingo Doce et Recheio Cash & Carry, ainsi que sur un site du producteur de fruits et légumes Luis Vicente.
  • Contrat de type PPA on-site d’une durée de quinze ans.
  • GreenYellow prend en charge étude, investissement, conception, ingénierie, fourniture, installation, exploitation et maintenance.
  • Objectif pour le distributeur : réduire son exposition à la volatilité des prix et rendre ses coûts énergétiques prévisibles.

La distribution, un consommateur continu et donc un bon candidat

Le secteur de la distribution alimentaire présente un profil de consommation particulier : élevé, continu et peu saisonnier, tiré par la réfrigération, l’éclairage et la climatisation. La réfrigération, notamment, tourne toute l’année et ne s’interrompt jamais.

Cette régularité fait de l’autoconsommation photovoltaïque un cas d’usage favorable : l’électricité produite sur la toiture est consommée au même endroit, au même moment, sans passer par le réseau ni dépendre d’un tarif d’achat. En produisant directement une partie de l’électricité nécessaire à ses activités, Jerónimo Martins réduit son exposition à la volatilité des prix de l’énergie et améliore la prévisibilité de ses coûts, tout en décarbonant ses opérations. « L’énergie devient ainsi un levier d’électrification et plus largement de décarbonation, mais aussi de performance et de compétitivité opérationnelle », indique GreenYellow.

Les 11,6 GWh annuels attendus des 8 MWc installés correspondent à un productible d’environ 1 450 kWh par kWc, cohérent avec l’ensoleillement portugais — nettement supérieur à ce qu’un même parc produirait dans la moitié nord de la France, selon les données de référence publiées par l’ADEME.

Un modèle où le distributeur n’investit pas

Le projet est réalisé dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité PPA on-site de quinze ans. Le principe : le distributeur consomme l’électricité produite sur ses propres toitures sans financer les installations, qui restent portées par le tiers investisseur.

GreenYellow assume ainsi l’étude, l’investissement, la conception, l’ingénierie, la fourniture, l’installation, puis l’exploitation et la maintenance des centrales pendant toute la durée du contrat. Pour une enseigne de distribution, l’intérêt dépasse la seule trésorerie : le solaire n’est pas son métier, et externaliser l’exploitation de 18 installations réparties sur autant de sites évite d’avoir à construire une compétence interne de maintenance photovoltaïque.

Ce que le contrat sécurise réellement

Un PPA on-site ne couvre qu’une partie de la consommation du site — celle qui coïncide avec les heures de production. Le reste continue d’être acheté au fournisseur, aux conditions du marché. La prévisibilité obtenue porte donc sur une fraction de la facture, généralement la plus lisible : un prix connu sur quinze ans pour l’électricité autoproduite. Ce type de montage se développe également en France, où les conditions de raccordement et d’autoconsommation relèvent d’Enedis.

Portugal : 18 toitures solaires en autoconsommation pour un distributeur

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un PPA on-site ?

C’est un contrat d’achat d’électricité de long terme portant sur une production réalisée sur le site même du consommateur, généralement en toiture. Un tiers investisseur finance, installe et exploite les panneaux ; le consommateur achète l’électricité produite à un prix convenu à l’avance, sans immobiliser de capital.

Quelle est la taille du projet portugais ?

18 centrales photovoltaïques totalisant 8 MWc, pour une production annuelle estimée à environ 11,6 GWh. Elles sont installées sur les toitures des magasins Pingo Doce et Recheio Cash & Carry, ainsi que sur un site du producteur de fruits et légumes Luis Vicente.

Pourquoi la grande distribution se prête-t-elle à l’autoconsommation ?

Parce que sa consommation est élevée et continue, notamment pour la réfrigération, l’éclairage et la climatisation. L’électricité produite en toiture est donc consommée sur place au moment où elle est produite, ce qui maximise le taux d’autoconsommation et évite les pertes liées à l’injection sur le réseau.

Qui assure la maintenance des installations ?

GreenYellow, pendant toute la durée du contrat de quinze ans. L’opérateur prend en charge l’ensemble de la chaîne, de l’étude initiale à l’exploitation courante, ce qui dispense le distributeur de développer une compétence interne sur le photovoltaïque.

En résumé — 8 MWc répartis sur 18 toitures de magasins, financés par un tiers et consommés sur place : le projet illustre le modèle qui progresse le plus vite dans le solaire commercial. Ce n’est pas la technologie qui décide, mais la structure contractuelle — un consommateur qui veut un prix stable sans investir, face à un opérateur qui porte le capital et le risque d’exploitation.

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