E.Leclerc vise 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires

Le mouvement E.Leclerc devrait bientôt atteindre 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires, a annoncé Michel-Édouard Leclerc sur BFM Business le 17 septembre. Le président du comité stratégique de l’enseigne revendique une trajectoire indépendante des arbitrages du débat public : « Ils en sont encore à se demander s’il faut pousser les panneaux solaires ou si ça contredit le nucléaire. On y va ! »

En bref

  • Objectif annoncé : près de 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires sur le parc de l’enseigne.
  • Cible de décarbonation : la moitié de l’activité du groupe d’ici 2035.
  • Le dirigeant revendique d’avancer sans attendre la stabilisation du débat politique sur le mix électrique.
  • Il présente la performance environnementale d’un magasin comme un facteur de valorisation patrimoniale.
  • Affichage de l’empreinte carbone envisagé sur les marques de distributeur.

Le solaire comme instrument de décarbonation

« L’électricité, on y va à fond », résume le dirigeant, qui inscrit le déploiement photovoltaïque dans un objectif plus large : décarboner la moitié de l’activité du groupe d’ici 2035. Deux millions de mètres carrés représentent un ordre de grandeur significatif pour un parc de surfaces commerciales, dont les toitures et parkings constituent précisément le gisement visé par les obligations de solarisation détaillées par le ministère de la Transition écologique.

Le dirigeant place aussi la concurrence entre enseignes au rang de moteur : « Avec les Leclerc, avec mes concurrents, dans une saine concurrence, on va aller plus vite pour la décarbonation. »

La performance environnementale vue comme un actif

L’argument le plus notable dépasse la communication environnementale. Pour Michel-Édouard Leclerc, un magasin performant sur ce plan pourrait demain bénéficier d’une valorisation comparable à celle d’un logement bien classé énergétiquement — un parallèle explicite avec les systèmes de notation appliqués aux bâtiments et aux produits de consommation.

Le raisonnement déplace la décarbonation du registre de la contrainte réglementaire vers celui de la valeur d’actif : ce n’est plus une dépense de conformité mais un élément du bilan. Pour un propriétaire de surfaces commerciales, cette lecture change la façon d’arbitrer un investissement solaire, dont les bénéfices ne se limitent alors plus aux économies sur la facture. Les méthodes d’évaluation de la performance environnementale des bâtiments sont notamment documentées par l’ADEME.

Ne pas attendre l’arbitrage nucléaire-renouvelables

La position assumée est de ne pas conditionner l’investissement à l’issue du débat français sur le mix électrique, ni aux controverses internationales sur les politiques climatiques. « Nous, l’écologie, on prend ! », déclare le dirigeant, qui étend cette logique à l’information environnementale des produits — évaluation environnementale des marques textiles de l’enseigne, affichage progressif de l’empreinte carbone des marques de distributeur.

E.Leclerc vise 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires

Questions fréquentes

Quelle surface solaire est annoncée ?

Près de 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires sur le parc de l’enseigne, selon la déclaration de son dirigeant.

Quel est l’objectif de décarbonation ?

Réduire de moitié l’empreinte carbone de l’activité du groupe d’ici 2035, le photovoltaïque constituant l’un des instruments de cette trajectoire.

Pourquoi parler de valorisation patrimoniale ?

Parce que le dirigeant anticipe que la performance environnementale d’une surface commerciale influencera sa valeur, comme le classement énergétique influence aujourd’hui celle d’un logement. L’investissement solaire cesse alors d’être une simple dépense d’exploitation.

Quel lien avec le débat nucléaire-renouvelables ?

Le dirigeant refuse explicitement d’attendre que cet arbitrage soit tranché pour investir, considérant que les acteurs économiques peuvent avancer plus vite que le calendrier politique.

En résumé — au-delà du volume annoncé, l’intérêt de cette prise de position tient à son argumentaire : la grande distribution justifie son investissement solaire par la valeur de l’actif immobilier, pas seulement par le coût de l’électricité. Si ce raisonnement se diffuse aux autres enseignes, il fournirait à la solarisation des surfaces commerciales un moteur indépendant des tarifs d’achat et des appels d’offres.

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