Oyo Communities a obtenu en juillet 2026 l’autorisation de vendre de l’électricité aux consommateurs finals, délivrée par la Direction générale de l’énergie et du climat. L’entreprise peut désormais exercer ce statut par délégation pour le compte des producteurs qu’elle accompagne, qui n’ont plus à demander eux-mêmes l’autorisation ni à endosser les obligations de fournisseur.
L’article 86 de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables pose le principe : un producteur qui vend directement son électricité à des consommateurs finals doit être titulaire d’une autorisation délivrée par l’autorité administrative et assumer les obligations attachées au statut de fournisseur d’électricité.
Or c’est exactement ce que fait une opération d’autoconsommation collective : l’électricité produite localement est vendue à des consommateurs situés dans le périmètre, dont les conditions sont encadrées par Enedis. Le cadre a donc rendu ce statut incontournable pour toute boucle locale.
La loi ménage une porte de sortie : un producteur non titulaire de l’autorisation peut désigner, dans son contrat de vente, un producteur ou un fournisseur tiers déjà autorisé, qui assume alors les obligations correspondantes par délégation. Une société de projet peut ainsi confier l’intégralité de ce volet à un tiers autorisé, sans instruire sa propre demande auprès de l’administration.
Délivrée par la Direction générale de l’énergie et du climat, rattachée au ministère de la Transition écologique, l’autorisation a été accordée après justification des capacités techniques et financières de l’entreprise. Celle-ci l’exerce désormais pour le compte des producteurs qu’elle accompagne, selon le mécanisme de délégation prévu par le code de l’énergie.
Concrètement, les producteurs n’ont ni à obtenir l’autorisation eux-mêmes, ni à assumer les obligations qui y sont attachées — au même titre que le montage de l’opération, le recrutement des consommateurs ou la facturation, ce volet est pris en charge de bout en bout.

Oui. Depuis l’article 86 de la loi du 10 mars 2023, vendre de l’électricité à des consommateurs finals suppose une autorisation administrative et l’assomption des obligations de fournisseur d’électricité.
En désignant dans le contrat de vente un producteur ou un fournisseur tiers déjà autorisé : celui-ci assume les obligations par délégation, mécanisme expressément prévu par le code de l’énergie.
La Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), après examen des capacités techniques et financières du demandeur.
Elle peut porter une opération d’autoconsommation collective sans devenir elle-même fournisseur d’électricité, ce qui lui évite une procédure administrative et des obligations réglementaires permanentes.
En résumé — le statut de fournisseur est devenu le passage obligé de l’autoconsommation collective depuis la loi APER, et c’est souvent lui, plus que la technique, qui bloque les petits projets. La délégation à un tiers autorisé lève cet obstacle : elle laisse au porteur de projet la production et l’animation locale, et transfère la charge réglementaire à celui qui détient l’autorisation.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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