Les ombrières photovoltaïques du parking relais Tisséo de l’Oncopôle de Toulouse, d’une puissance de 1,57 MW, sont entrées en service à la fin de l’été 2026. Financées intégralement par Virya Energy sans subvention publique, elles alimenteront une boucle d’autoconsommation collective visant 50 à 70 % d’électricité valorisée localement.

En bref

  • 1,57 MW et 3 504 modules sur environ 300 places de parking relais.
  • Deux millions d’euros investis par Virya Energy, sans subvention publique directe.
  • Contrat de conception, construction et exploitation sur 30 ans.
  • Objectif : 50 à 70 % d’autoconsommation collective, avec des entreprises situées dans un rayon de deux kilomètres.
  • Redevance annuelle estimée entre 18 400 et 40 000 euros pour Tisséo, propriétaire du foncier.

Deux modèles économiques sur un même site

L’Oncopôle accueillait déjà une centrale au sol de 15 MW, mise en service fin 2020 sur l’ancien site de l’usine d’engrais azotés AZF. Les nouvelles ombrières ne constituent pas une extension de ce parc : elles relèvent d’une logique différente, celle d’une production distribuée développée pour des acteurs locaux dans un cadre de soutien public devenu moins favorable.

La coexistence des deux installations illustre ce déplacement. Le parc au sol reste le symbole de la reconversion environnementale du site industriel, à travers un projet associant collectivités, entreprises et citoyens. Les ombrières, elles, reposent sur un modèle d’autoconsommation collective dont le cadre réglementaire et les périmètres sont définis avec Enedis.

Maximiser la part valorisée dans la boucle locale

L’opérateur finance l’intégralité des deux millions d’euros d’investissement et assure la conception, la construction et l’exploitation sur trente ans, sans subvention publique directe pour la construction. L’objectif est de maximiser la part d’électricité consommée sur place, avec une cible comprise entre 50 % et 70 % ; le surplus non consommé localement est réinjecté sur le réseau public.

« Les tarifs sont en cours de définition et dépendent évidemment des profils et volumes de consommation des potentiels autoconsommateurs. Ils seront définis au cas par cas », indique Mickaël Suchanek, directeur commercial de Virya Energy. « L’enjeu est désormais de poursuivre la recherche d’autoconsommateurs afin de constituer un bassin de consommateurs dynamique et de valoriser au mieux localement l’électricité produite par la centrale. » L’électricité sera proposée à des entreprises situées dans un rayon de deux kilomètres autour du parking, via une structure mise en place avec Animergy et Symbiose Développement.

Une recette nouvelle pour l’exploitant du parking

Pour Tisséo, propriétaire du foncier et du parking, l’opération génère une redevance annuelle estimée entre 18 400 et 40 000 euros selon la production, réinvestie dans le budget de la régie. Le projet est envisagé comme un pilote : la régie de transport étudie d’autres sites, notamment le parking de Basso-Cambo et le futur garage-atelier de la ligne C du métro.

Pourquoi l’autoconsommation plutôt que la vente en obligation d’achat

L’opérateur privilégie désormais les modes de valorisation en autoconsommation individuelle et collective, jugés « plus robustes et pérennes à l’heure où les dispositifs de soutien de l’État arrivent à leur terme ». C’est le même raisonnement qui pousse de nombreux porteurs de projets à sortir du modèle tarifaire garanti, dont les conditions relèvent de la Commission de régulation de l’énergie.

Toulouse : 1,57 MW d'ombrières en autoconsommation collective à l'Oncopôle

Questions fréquentes

Quelle est la puissance des ombrières de l’Oncopôle ?

1,57 MW, soit 3 504 modules installés sur les quelque 300 places du parking relais Tisséo, mis en service à la fin de l’été 2026.

Qui peut consommer cette électricité ?

Des entreprises situées dans un rayon de deux kilomètres autour du parking, dans le cadre d’une opération d’autoconsommation collective. Les tarifs seront définis au cas par cas selon les profils et volumes de consommation.

Que rapporte l’opération au propriétaire du parking ?

Une redevance annuelle estimée entre 18 400 et 40 000 euros selon la production réelle, réinvestie dans le budget de la régie de transport, sans investissement de sa part.

Pourquoi ce modèle plutôt qu’une vente classique au réseau ?

Parce que les dispositifs de soutien publics arrivent à échéance : l’autoconsommation, individuelle ou collective, est jugée plus robuste et pérenne pour sécuriser le revenu d’un projet sur la durée.

En résumé — sur un même site, deux générations de projets cohabitent : une centrale au sol née du soutien public et un parking solaire financé sur fonds privés, dont la rentabilité dépend désormais de sa capacité à trouver des consommateurs à moins de deux kilomètres. Le vrai travail commence donc après la mise en service — constituer le bassin d’autoconsommateurs — et c’est ce qui décidera de la reproductibilité du modèle sur les autres sites de la régie.

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