Le Ghana renforce considérablement son engagement en faveur d’un réseau électrique stable et vert. Le ministre de l’Énergie et de la Transition Verte, John Jinapor, a officiellement annoncé le lancement d’appels d’offres pour l’acquisition de 200 mégawatts (MW) de capacités de stockage par batterie sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative marque une étape décisive pour sécuriser l’approvisionnement et intégrer davantage les énergies renouvelables.
L’annonce a été faite devant le Parlement ghanéen, soulignant le caractère prioritaire de ce projet pour le gouvernement. L’objectif principal est d’utiliser ces systèmes de batteries pour augmenter la fourniture d’électricité sur le réseau national pendant les heures de pointe nocturnes, une période critique pour l’équilibre du réseau. Alors que la capacité de batterie installée actuelle au Ghana est d’environ 10 MWh, ce nouveau projet représente donc une augmentation massive de 2000% en termes de puissance (MW).
Le ministre a confirmé que le déploiement se ferait via des appels d’offres publics concurrentiels, garantissant transparence et compétitivité. Pour l’instant, des éléments clés comme les sites d’implantation précis, la durée de stockage (exprimée en MWh) des systèmes et le calendrier exact de déploiement n’ont pas encore été dévoilés au public.
Ce projet de stockage s’inscrit dans une dynamique plus large de développement des énergies propres au Ghana. Selon les données de l’Association de l’industrie solaire en Afrique (AFSIA), le pays dispose actuellement d’environ 112 MW de solaire à grande échelle. L’ajout de 200 MW de stockage signale un tournant stratégique vers une meilleure gestion de l’intermittence des renouvelables, permettant de stocker l’énergie produite en journée pour la restituer quand la demande est forte.
Comme le note l’AFSIA, il reste à déterminer si ces systèmes de batteries seront couplés à des centrales solaires existantes, à de futurs projets, ou s’ils seront déployés en tant qu’infrastructures autonomes de soutien au réseau.
Le projet de stockage n’est qu’une pièce d’un puzzle énergétique plus vaste. Dès mars 2023, le Ghana a annoncé la création d’un fonds d’investissement pour les énergies renouvelables destiné à financer des technologies solaires pour les hôpitaux et les PME. En novembre, un programme national a été lancé pour installer 4 000 systèmes solaires en toiture, représentant une capacité combinée de 137 MW.
Parallèlement, les travaux du plus grand parc solaire du pays, d’une capacité prévue de 200 MW dans la région du Grand Accra, ont débuté fin 2023. La première phase de 100 MW est attendue pour la fin de l’année 2024, avec une ambition à long terme d’atteindre 1 GW d’ici 2032.
Ces initiatives concourent à des objectifs nationaux ambitieux. Le Ghana vise un taux d’électrification de 99% d’ici 2030, contre environ 89% actuellement. Plus loin encore, le pays s’est engagé à atteindre 50% de production d’énergie renouvelable dans son mix électrique d’ici 2060. Le déploiement du stockage par batterie est une condition essentielle pour atteindre ces cibles, en assurant la fiabilité et la résilience d’un réseau de plus en plus alimenté par des sources variables comme le solaire.
Pour en savoir plus sur les politiques énergétiques en Afrique, vous pouvez consulter les rapports de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE).

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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