La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a officiellement lancé la 12ème période de son appel d’offres dédié aux installations photovoltaïques sur bâtiments et ombrières. Annoncé par le ministre délégué à l’Industrie, Roland Lescure, ce nouvel appel vise l’attribution de 300 mégawatts-crête (MWc). Une innovation majeure marque cette édition : l’éligibilité des projets en autoconsommation, individuelle ou collective, élargissant ainsi les possibilités pour les porteurs.

Calendrier et modalités de candidature

Les candidats intéressés ont jusqu’au 24 avril 2026 pour déposer leur dossier de soumission. Ce calendrier étalé offre une fenêtre de tir conséquente pour monter des projets robustes. Le dispositif retenu est celui du complément de rémunération. Concrètement, les lauréats vendront leur électricité sur le marché de gros, et l’État versera une compensation couvrant l’écart entre le prix de marché et le prix plafond fixé dans l’appel d’offres, et ce sur toute la durée du contrat.

Projets éligibles et critères techniques

Cet appel d’offres s’adresse spécifiquement aux installations de puissance supérieure à 500 kWc. Sont concernés :

  • Les panneaux solaires sur toitures de bâtiments.
  • Les serres agricoles équipées de panneaux (agrivoltaïsme).
  • Les ombrières de parking, avec ou sans fonction agrivoltaïque.

Une nouveauté majeure : l’ouverture à l’autoconsommation

Contrairement aux périodes précédentes, les porteurs de projet peuvent désormais opter pour un schéma en autoconsommation individuelle (ACI) ou autoconsommation collective (ACC). Dans ce cas de figure, le mécanisme de complément de rémunération ne s’appliquera qu’à la part de production injectée sur le réseau, et non à l’électricité consommée sur place ou partagée localement. Cette évolution répond à la croissance des dynamiques locales de production et de consommation d’énergie renouvelable.

Exigences administratives et environnementales

Pour être recevable, tout projet doit impérativement disposer d’une autorisation d’urbanisme exécutoire au moment du dépôt. Les autorisations assorties de conditions suspensives ne sont pas acceptées. Par ailleurs, le cahier des charges intègre une dimension environnementale via l’analyse du cycle de vie des modules. L’empreinte carbone des panneaux solaires proposés doit être comprise entre 420 et 740 kg équivalent CO2 par kWc, favorisant ainsi les équipements à faible impact environnemental. Pour plus de détails sur les technologies et les performances, vous pouvez consulter les ressources de l’Agence de la transition écologique (ADEME).

Contexte et enseignements de la période précédente

La 11ème période de cet appel d’offres, clôturée récemment, offre un point de référence instructif. Elle a permis d’attribuer 300,9 MWc à 129 projets retenus. Le prix moyen pondéré des offres lauréates s’est établi à 96,48 € par MWh, confirmant une tendance à la baisse des coûts de production du solaire, puisqu’il était de 97,53 €/MWh lors de la dixième période. Cette dynamique concurrentielle est un signal positif pour la compétitivité de l’énergie solaire en France.

En résumé, ce nouvel appel d’offres de la CRE représente une opportunité significative pour le développement du solaire de moyenne et grande puissance sur bâti existant. L’inclusion de l’autoconsommation et le maintien d’un volume ambitieux de 300 MWc en font un levier clé pour atteindre les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).

Abonnez-vous maintenant à la Newsletter.
Inscription gratuite !

Commentaires

  • Il n'y a pas encore de commentaires.
Ajouter un commentaire