Le producteur indépendant d’énergie Smart Energies a franchi une étape majeure dans le développement des énergies renouvelables en France. La société a sécurisé un financement de 50 millions d’euros pour construire un portefeuille de 165 centrales photovoltaïques en toiture, d’une puissance unitaire comprise entre 100 et 500 kW. Ces installations seront réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Corse, contribuant significativement à la production d’électricité verte locale.
Ce portefeuille de projets se distingue par sa cohérence et son cadre réglementaire sécurisé. Toutes les centrales seront développées sous le régime de l’obligation d’achat S21, garantissant un tarif d’achat fixe pour l’électricité produite sur une période de 20 ans. Comme l’a confirmé Riwan Berrada, analyste financement et M&A chez Smart Energies, ces installations sont conçues pour une vente totale de la production et n’intègrent pas de dispositif d’autoconsommation.
Ce modèle permet de sécuriser les revenus sur le long terme, un facteur clé pour attirer les financements nécessaires. Le développement de chaque projet, qui a nécessité entre un et trois ans de travail, n’a pas subi de retard significatif à ce jour, notamment grâce à la stabilité du tarif d’achat garanti pendant deux ans après l’obtention des droits.
Le montant de 50 millions d’euros a été accordé sous la forme d’une dette de projet sans recours (non-recourse debt) par la Banque Arkéa (Crédit Mutuel). Ce type de financement, courant dans les grands projets d’infrastructures, est basé sur la rentabilité future du projet lui-même plutôt que sur le bilan de l’entreprise promotrice. Il repose sur un équilibre classique entre fonds propres apportés par Smart Energies et emprunts bancaires.
Cette opération démontre la maturité et la bancabilité des projets solaires de moyenne puissance en France, qui attirent de plus en plus les investisseurs institutionnels. Pour en savoir plus sur les mécanismes de financement des énergies renouvelables, vous pouvez consulter les analyses de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE).
Smart Energies incarne le modèle de l’Independent Power Producer (IPP) ou producteur indépendant. La société maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur : développement, financement, construction et exploitation-maintenance des actifs. Avec environ 75 collaborateurs en France, ses équipes opérationnelles assureront directement l’exploitation et la maintenance des 165 centrales, garantissant leur performance et leur rentabilité sur le long terme.
L’objectif est que l’ensemble des centrales du portefeuille soient mises en service d’ici fin 2026. « Chaque projet a son propre agenda », précise Riwan Berrada, soulignant la phase de construction et de raccordement qui suit désormais la phase de développement.
Ce projet massif s’inscrit dans la dynamique de croissance du parc solaire français, qui vise à multiplier par dix sa capacité d’ici 2050 selon la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Le segment des toitures de moyenne puissance (100-500 kW) est stratégique car il permet d’utiliser des surfaces déjà artificialisées (entrepôts, supermarchés, bâtiments agricoles) sans consommer de terres agricoles.
L’initiative de Smart Energies illustre comment le partenariat public-privé, via des tarifs d’achat garantis, et l’innovation financière peuvent accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Elle contribue à la diversification du mix électrique, à la réduction des émissions de CO2 et à la création d’emplois locaux non délocalisables dans la filière.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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