L’administration Trump a officiellement annoncé le retrait des États-Unis de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Cette décision, prise par décret présidentiel, s’inscrit dans une révision plus large de l’engagement multilatéral américain. Malgré ce retrait, le directeur général de l’agence, Francesco La Camera, maintient que des voies de collaboration futures restent possibles.

Le contexte d’un retrait multilatéral

Le retrait américain de l’Irena fait partie d’un mouvement plus vaste ciblant 66 organisations internationales. Cette liste, rendue publique la semaine dernière, inclut des entités œuvrant dans les domaines du climat, du travail et des migrations, telles que l’Alliance solaire internationale ou le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Les justifications du département d’État américain

Dans un communiqué officiel, le département d’État a justifié cette série de retraits. Il estime que les organisations concernées sont « redondantes dans leur champ d’action, mal gérées, inutiles, dispendieuses ou inefficaces ». Il a également évoqué des préoccupations concernant une influence étrangère défavorable aux intérêts américains et des risques potentiels pour la souveraineté nationale.

Les implications pratiques du retrait de l’Irena

Un mémorandum présidentiel précise les modalités de ce désengagement. Pour les agences affiliées aux Nations Unies, comme l’Irena, cela signifie la cessation de la participation active et du financement américain, dans les limites autorisées par la loi américaine en vigueur. Cela impacte directement le budget et les initiatives de l’agence.

La réaction de l’Irena et de son directeur général

Francesco La Camera a exprimé ses regrets concernant la décision des États-Unis, tout en saluant les contributions historiques du pays au sein de l’agence et auprès de ses 171 États membres. « Nous reconnaissons les contributions précieuses apportées par les États-Unis au fil des années et espérons un engagement renouvelé à l’avenir », a-t-il déclaré.

Les énergies renouvelables au-delà du climat

Dans sa réponse, le directeur général de l’Irena a rappelé le rôle stratégique des énergies propres. Il a souligné qu’elles ne sont pas seulement une réponse à l’urgence climatique, mais aussi un levier essentiel de compétitivité économique, de sécurité énergétique et de positionnement géopolitique dans un monde incertain.

« La coopération internationale est plus cruciale que jamais », a-t-il insisté, réaffirmant la mission de l’Irena d’accompagner tous les acteurs dans l’accélération de la transition énergétique mondiale.

Un contexte national américain en évolution

Parallèlement à ce retrait multilatéral, l’administration Trump a récemment procédé au changement de nom du National Renewable Energy Laboratory, un laboratoire phare du département de l’Énergie. Rebaptisé National Laboratory of the Rockies, ce changement est présenté comme un réalignement de ses missions sur les « priorités énergétiques appliquées » du gouvernement, marquant une évolution notable dans la communication et l’orientation de la politique énergétique fédérale.

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