Remis au Premier ministre, le rapport de la mission Levy-Tuot sur l’optimisation du soutien public aux énergies renouvelables (EnR) électriques et au stockage dessine une feuille de route ambitieuse. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) salue cette analyse systémique, qui identifie la levée des contraintes administratives et réglementaires comme le premier levier d’action pour réduire les coûts et accélérer la transition énergétique française.
Le rapport souligne un constat majeur : les projets renouvelables en France sont souvent plus chers que chez nos voisins européens en raison d’un empilement de contraintes. La mission estime que leur simplification pourrait générer des économies de 1 milliard d’euros par an, et jusqu’à 2 milliards d’euros à l’horizon de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Alléger ces freins administratifs et réglementaires est donc présenté comme une condition préalable essentielle avant toute modification des mécanismes de soutien financier.
Pour optimiser l’intégration des énergies intermittentes comme l’éolien et le solaire, le rapport mise sur le développement stratégique du stockage d’électricité. Parmi les propositions concrètes figurent la modification du calcul du prix de marché de l’électricité verte, l’assouplissement des règles lors des heures de prix négatifs, et la facilitation du raccordement des installations hybrides. Ces mesures visent à mieux valoriser la production renouvelable, au bénéfice final du consommateur et de la stabilité du réseau. Pour en savoir plus sur les enjeux du stockage, vous pouvez consulter les analyses de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE).
Parmi les propositions phares, la mission préconise d’étendre aux projets d’énergies renouvelables l’accès à des conditions de financement privilégiées, via la mobilisation de l’épargne populaire comme le Livret A géré par la Caisse des Dépôts. Un mécanisme déjà utilisé pour le nouveau nucléaire. Le SER, qui avait formulé une proposition similaire, y voit un moyen légitime de réduire le coût du capital pour les EnR, considérées comme participant à l’intérêt général au même titre que le logement social. Cette mesure abaisserait mécaniquement le coût global du soutien public.
Jules Nyssen, Président du SER, a salué le travail « sans a priori » des rapporteurs. « Leur vision systémique montre qu’un système électrique efficient doit utiliser l’énergie la moins chère lorsqu’elle est disponible. Leurs propositions permettront de réduire le coût du soutien public et de créer des opportunités pour les consommateurs de basculer vers une électricité décarbonée et compétitive », a-t-il déclaré. Cette approche est cruciale pour réussir l’électrification massive prévue par la France, comme le détaille le ministère de la Transition écologique.
Le SER a par ailleurs rendu publique sa contribution écrite à la mission, le rapport initial ayant été diffusé sans les annexes des parties prenantes. Cette publication témoigne de l’importance du dialogue et de la transparence dans l’élaboration des politiques énergétiques.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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