La transition vers un système énergétique décarboné est un pilier de la stratégie française et européenne. Dans ce contexte, le développement des énergies renouvelables électriques (EnR) – solaire, éolien terrestre et en mer – est crucial. Une étude récente de la Direction générale du Trésor analyse les enjeux économiques de ce soutien public, son évolution et son impact prévisible sur les finances publiques à l’horizon 2035.
Les énergies renouvelables sont indispensables pour atteindre les objectifs climatiques de la France, notamment la neutralité carbone à l’horizon 2050. Elles permettent une électrification massive des secteurs du transport, du bâtiment et de l’industrie, réduisant ainsi la dépendance aux énergies fossiles importées et renforçant la souveraineté énergétique du pays. Bien que les coûts de production aient chuté de manière spectaculaire ces dernières années, rendant ces technologies plus compétitives, un écart persiste avec les prix de marché de l’électricité en France, qui sont actuellement parmi les plus bas d’Europe. Ce différentiel justifie le maintien d’un mécanisme de soutien public pour assurer la rentabilité des nouveaux investissements et le déploiement du parc.
Le modèle de soutien a considérablement évolué. Initialement basé sur des tarifs d’achat garantis, il s’oriente de plus en plus vers des dispositifs qui font porter une partie du risque de marché par les producteurs eux-mêmes, comme les Contracts for Difference (CfD) ou les appels d’offres avec complément de rémunération. Cette évolution vise à protéger les finances publiques contre la volatilité des prix de l’électricité. En effet, le coût du soutien pour l’État augmente lorsque les prix de marché baissent, et diminue lorsqu’ils montent. Avec l’augmentation du volume d’EnR dans le mix, ce mécanisme de lissage devient essentiel pour une gestion budgétaire maîtrisée.
Le niveau de soutien nécessaire n’est pas uniforme. Il dépend de la maturité et des coûts spécifiques de chaque technologie. L’éolien terrestre et le photovoltaïque sont aujourd’hui les plus compétitifs. À l’inverse, l’éolien en mer et certaines technologies émergentes nécessitent encore un soutien plus important pour se déployer à grande échelle. La politique publique doit donc être différenciée et adaptative pour accompagner chaque filière dans sa course à la compétitivité.
L’étude du Trésor apporte une perspective optimiste : le coût unitaire du soutien public est appelé à baisser significativement dans les années à venir. Cette baisse est dite « mécanique » pour deux raisons principales :
Les projections indiquent que le coût complet de production (incluant le soutien) pour le solaire et l’éolien devrait passer d’environ 120 €/MWh aujourd’hui à près de 80 €/MWh en 2035 (en euros constants 2024). Cette trajectoire confirme la robustesse économique de la transition énergétique et son impact maîtrisé sur les finances publiques à moyen terme.
Le soutien aux énergies renouvelables électriques ne doit pas être vu comme une simple dépense, mais comme un investissement stratégique. Il permet de construire un système énergétique résilient, décarboné et créateur d’emplois locaux. L’évolution des mécanismes de soutien, en transférant une partie du risque vers les acteurs privés, garantit une meilleure efficacité de la dépense publique. Alors que la France accélère son déploiement pour respecter ses engagements, notamment ceux de la Stratégie Française pour l’Énergie et le Climat, la baisse prévisible du coût unitaire du MWh renouvelable est une excellente nouvelle pour la compétitivité de l’économie et la transition écologique.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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