Dans le département de la Nièvre, la commune de La Machine écrit un nouveau chapitre de son histoire industrielle. Un projet ambitieux de centrale photovoltaïque avec stockage est en cours de construction sur un site longtemps marqué par l’extraction minière puis l’enfouissement de déchets. Porté par le développeur Tenergie en partenariat avec la Communauté de communes Sud Nivernais et la municipalité, ce parc solaire symbolise la reconversion des friches polluées et l’accélération de la production d’énergie verte locale.
Le terrain choisi, d’une superficie de 2,3 hectares, porte les stigmates d’un passé industriel intense. Du XVe siècle jusqu’aux années 1970, il a été le cœur de l’extraction de la houille, une forme de charbon, avec l’exploitation de plusieurs puits miniers. Après la fermeture des mines, le site a connu une seconde vie en tant que zone d’enfouissement de déchets ménagers, activité qui a cessé dans les années 2000. Cette double histoire en fait un terrain dégradé, idéal pour une opération de revalorisation et de réhabilitation par l’énergie solaire.
L’initiative est née fin 2017 de la volonté des acteurs publics locaux de redonner une utilité à cette friche. Après le dépôt d’un permis de construire fin 2020 et son obtention en mars 2022, les travaux ont pu démarrer. La centrale, d’une puissance d’environ 5 MWc, devrait être mise en service en 2026. Elle produira alors près de 5,7 GWh d’électricité renouvelable par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 2 600 habitants, contribuant significativement à l’autonomie énergétique du territoire.
La nature particulière du sol, recouvrant d’anciens déchets, a nécessité une approche technique adaptée. Pour éviter tout impact sur la couverture d’étanchéité, Tenergie a opté pour la pose des panneaux sur des longrines en béton, évitant ainsi les fondations profondes. Par ailleurs, le projet étudie l’intégration d’un système innovant de batteries de stockage d’énergie. Cette hybridation permettrait de lisser la production et d’injecter de l’électricité sur le réseau même en l’absence de soleil, renforçant la stabilité du réseau et l’approvisionnement local.
Ce projet s’inscrit parfaitement dans les objectifs du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) de la communauté de communes. Il répond aux engagements de développement des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour Stéphane Michaut, Directeur Développement Grands projets chez Tenergie, c’est la concrétisation d’une vision : « Revalorisation de sites dégradés, co-construction de projet et retombées économiques pour le territoire font partie de nos engagements ».
Les élus locaux y voient une fierté et un levier d’avenir. « Nous sommes fiers de nous inscrire dans un projet énergétique local, durable et qui revalorise le territoire », explique Daniel Barbier, Maire de La Machine. Régine Roy, Présidente de la Communauté de Communes Sud Nivernais, souligne quant à elle la cohérence du projet avec la transition écologique du territoire, un engagement plus que jamais d’actualité face aux défis climatiques.
La centrale photovoltaïque de La Machine est bien plus qu’une simple installation de production d’électricité. Elle est un symbole fort de la transformation des paysages industriels, démontrant que les territoires peuvent tirer parti de leur histoire pour construire un avenir énergétique plus propre et résilient.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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