Dans la Nièvre, la commune de La Machine écrit un nouveau chapitre de son histoire industrielle. Un projet ambitieux de centrale photovoltaïque au sol, couplé à un système de stockage par batteries, est en cours de construction sur un site ayant successivement accueilli une mine de houille puis une décharge. Porté par le développeur Tenergie en partenariat avec la Communauté de communes Sud Nivernais et la municipalité, ce projet symbolise la reconversion des territoires post-industriels et l’accélération de la transition énergétique locale.
Le terrain choisi, d’une superficie de 2,3 hectares, est lourd de symboles. Exploité pour l’extraction de la houille du XVe siècle jusqu’aux années 1970, il a ensuite servi de zone d’enfouissement de déchets ménagers jusqu’aux années 2000. Cette friche, longtemps marquée par l’exploitation des ressources fossiles et la gestion des déchets, trouve aujourd’hui une nouvelle vocation : produire une énergie propre et renouvelable. Cette réhabilitation s’inscrit dans une dynamique nationale de valorisation des sites et sols pollués ou dégradés.
La future centrale, dont la mise en service est prévue pour 2026, affichera une puissance d’environ 5 MWc. Sa production annuelle est estimée à 5,7 GWh, ce qui correspond à la consommation électrique annuelle d’environ 2 600 habitants, soit plus que la population de La Machine. Cette électricité verte et locale contribuera directement à l’atteinte des objectifs du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) de la communauté de communes.
Compte tenu de l’histoire du site et de la présence d’une couverture d’anciens déchets, des techniques de construction spécifiques ont été retenues. Les panneaux photovoltaïques seront installés sur des longrines en béton (plots), une solution qui évite tout terrassement profond et préserve l’intégrité de la couche de confinement des déchets. Cette approche minimise l’impact sur le sol et garantit la stabilité de l’installation.
Au-delà de la simple production, le projet intègre une dimension innovante : l’étude d’un système de stockage par batteries. Cette hybridation « solaire + stockage » permettrait de lisser la production d’électricité, de la rendre disponible même en dehors des heures d’ensoleillement (le soir ou la nuit), et ainsi de mieux répondre aux besoins du réseau électrique et des consommateurs locaux. Cette technologie est un levier clé pour accroître la part des énergies renouvelables variables dans le mix énergétique.
Ce projet est le fruit d’une volonté politique et d’un partenariat public-privé fort. Pour les élus locaux, il incarne la concrétisation des engagements en faveur de l’environnement et du développement économique durable.
« Le projet de centrale photovoltaïque […] contribue directement aux objectifs de développement des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effet de serre », souligne Régine Roy, Présidente de la Communauté de Communes Sud Nivernais.
Du côté de l’opérateur, Stéphane Michaut, Directeur Développement Grands projets chez Tenergie, y voit la preuve d’une adhésion collective : « Revalorisation de sites dégradés, co-construction de projet et retombées économiques pour le territoire font partie de nos engagements ».
En transformant une cicatrice industrielle en une source d’énergie verte, La Machine offre un exemple concret de la transition énergétique en action, alliant réhabilitation environnementale, innovation technologique et développement local.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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