À la veille de la publication de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), les représentants des secteurs des énergies renouvelables et du nucléaire ont été reçus à Matignon. Cette rencontre, jugée constructive, a permis d’apaiser les craintes d’un ralentissement et de confirmer la vision d’un mix énergétique diversifié pour la décennie à venir.
Les principaux syndicats du secteur, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), France Renouvelables et Enerplan, ont salué une clarification essentielle. « À l’évidence, il n’y aura pas de moratoire sur les énergies renouvelables », ont-ils annoncé dans un communiqué commun. Cette announce était cruciale pour rassurer les 200 000 emplois de la filière et maintenir la dynamique d’investissement.
Les acteurs ont également obtenu des garanties sur la relance des appels d’offres, mécanisme indispensable au financement et au développement de nouveaux projets solaires et éoliens. Daniel Bour, président d’Enerplan, a déclaré à l’AFP que la réunion avait été « très constructive » et que le Premier ministre avait été « à l’écoute ».
De leur côté, les géants du nucléaire – EDF, Framatome et Orano – ont exprimé leur satisfaction dans un communiqué distinct. Ils saluent « la priorité donnée à l’électrification et le soutien marqué à la pérennité et au développement de la filière nucléaire ».
Pour ces entreprises, la future PPE acte l’engagement de l’État dans le renouveau du parc, avec le programme de construction de nouveaux réacteurs EPR2 et la prolongation de la politique de traitement-recyclage des combustibles usés. Ils voient leur rôle comme complémentaire aux énergies renouvelables pour assurer un système électrique performant et bas carbone.
Si les orientations sont désormais claires, les acteurs attendent toujours les chiffres précis. La PPE, feuille de route énergétique de la France jusqu’en 2035, doit en effet définir les objectifs de capacité et de production pour chaque filière (solaire, éolien, nucléaire, hydraulique). Son publication est imminente et constituera le cadre opérationnel pour atteindre les objectifs de neutralité carbone et de souveraineté énergétique.
Les syndicats des renouvelables avaient précédemment appelé à former une « véritable ‘équipe de France des énergies’ ». Les déclarations conjointes et séparées issues de cette réunion laissent entrevoir une volonté de concilier les deux piliers de la production électrique décarbonée. L’enjeu est de taille : sortir de la dépendance aux énergies fossiles tout en garantissant la stabilité du réseau et la compétitivité industrielle.
Cette concertation préalable à Matignon semble avoir posé les bases d’un cadre plus serein pour les investisseurs et les industriels des deux secteurs, qui attendent désormais le détail chiffré de la stratégie gouvernementale.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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