Dans un contexte de transition énergétique accélérée, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), premier producteur français d’électricité 100% renouvelable, dévoile sa stratégie pour 2026 et sa vision à long terme pour 2041. Ce plan ambitieux vise à renforcer la souveraineté énergétique de la France tout en accélérant le déploiement des énergies vertes sur le territoire national.
La Présidente du Directoire de CNR, Laurence Borie-Bancel, souligne l’engagement de l’entreprise : « Notre rôle d’aménageur du Rhône et de producteur d’énergies renouvelables nous engage à allier vision long terme à horizon 2041 et efficacité opérationnelle immédiate. L’année 2026 marque pour CNR le début d’une nouvelle phase de concrétisation pour des projets majeurs, au service de la souveraineté énergétique, de la transition écologique et de la réindustrialisation des territoires. » Cette déclaration cadre une stratégie qui se déploie malgré l’attente de la future Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3).
En 2025, CNR a consolidé sa position de leader avec une production de près de 15 TWh d’électricité renouvelable. Ce mix se compose de 13,2 TWh d’hydroélectricité et de 1,75 TWh issus des parcs éoliens et solaires, de quoi alimenter l’équivalent de 6,4 millions de personnes en électricité verte. Parallèlement, son mécanisme de redevance hydraulique, unique en France, a contribué à hauteur de 630 millions d’euros au budget de l’État, démontrant son rôle économique clé.
Malgré l’instabilité du contexte réglementaire, CNR a mené à bien plusieurs projets significatifs en 2025 via ses filiales Vensolair et Solarhona. Parmi les réalisations phares : la mise en service de la centrale hydroélectrique de la Sarenne en Isère (11 MW) et le pilotage d’une cinquantaine de chantiers éoliens et photovoltaïques, représentant plus de 150 MW de nouvelles capacités installées sur le territoire national.
Au cœur de sa feuille de route, CNR engage un plan d’investissements énergétiques de 550 millions d’euros d’ici 2041. L’objectif est d’optimiser et de moderniser la chaîne hydroélectrique du Rhône pour en accroître la production et la flexibilité, un atout essentiel pour l’équilibre du réseau électrique.
Dès l’année prochaine, plusieurs chantiers structurants entreront en phase active. Ils incluent l’augmentation de la productibilité de l’aménagement hydroélectrique de Montélimar (Drôme) et la construction d’une nouvelle petite centrale hydroélectrique à Caderousse (Vaucluse).
L’année 2026 marquera également le lancement d’études de faisabilité sur 18 mois pour des projets innovants : l’optimisation du barrage de Génissiat, le développement de mini-stations de transfert d’énergie par pompage (mini-STEP) le long du Rhône, et l’installation de systèmes de batteries de stockage hybridées sur des ouvrages hydroélectriques existants. Ces technologies sont cruciales pour stocker l’énergie intermittente et sécuriser l’alimentation électrique.
Parallèlement au volet hydroélectrique, les filiales Vensolair (éolien) et Solarhona (solaire) de CNR poursuivent leur expansion agressive. Leur objectif est de doubler leurs capacités installées actuelles pour atteindre 2 000 MW à l’horizon 2030. Ce développement massif participe directement aux objectifs français de diversification du mix énergétique et de décarbonation de la production d’électricité.
La feuille de route présentée par CNR illustre une stratégie énergétique française résolument tournée vers l’avenir. En combinant modernisation de l’hydroélectricité, déploiement accéléré du solaire et de l’éolien, et investissement dans l’innovation pour le stockage, CNR se positionne comme un acteur incontournable de la transition écologique et de l’indépendance énergétique de la France.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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