Le développeur français d’énergies renouvelables Tenergie et la commune de Combles-en-Barrois (Meuse) ont officialisé un partenariat stratégique pour co-développer le parc agrivoltaïque « La Belle Épine ». D’une puissance de 25 mégawatts-crête (MWc), ce projet illustre la montée en puissance d’une approche qui concilie production d’énergie verte et pérennité de l’activité agricole.

Un partenariat public-privé pour une gouvernance partagée

Signé le 25 février, cet accord-cadre est novateur : il prévoit l’entrée de la commune de Combles-en-Barrois au capital du projet à hauteur de 5%. Ce modèle de co-développement permet à la collectivité de participer activement aux décisions, à la gouvernance et aux retombées économiques du projet, favorisant ainsi son ancrage local et son acceptabilité. Tenergie, qui compte déjà à son actif près de 2 400 centrales solaires et parcs éoliens pour une puissance installée d’environ 1 GW, apporte son expertise technique et financière.

Les bénéfices environnementaux et énergétiques du projet

Implanté sur des parcelles privées, le parc « La Belle Épine » représente un levier significatif pour la transition énergétique du territoire. Avec sa puissance de 25 MWc, il est estimé qu’il permettra d’éviter l’émission d’environ 7 500 tonnes de CO₂ par an. Cette production d’électricité décarbonée équivaut à la consommation annuelle d’environ 15 000 habitants, soit une ville de la taille de Bar-le-Duc. Ce projet s’inscrit pleinement dans les objectifs français de développement des énergies renouvelables, tels que définis par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).

Synergie agricole : bien-être animal et résilience fourragère

L’essence même de l’agrivoltaïsme est de maintenir, voire d’améliorer, l’activité agricole sous les panneaux. Le projet « La Belle Épine » s’appuie sur une exploitation bovine existante spécialisée dans l’élevage de Blonde d’Aquitaine. L’installation des structures photovoltaïques est conçue pour apporter un ombrage bénéfique au bétail, améliorant son bien-être, notamment lors des épisodes de canicule de plus en plus fréquents. Cet ombrage contribue également à réduire l’évapotranspiration et à préserver l’humidité des sols, aidant au maintien et à l’amélioration du potentiel fourrager en période estivale.

Une validation institutionnelle cruciale pour le développement

La légitimité agricole du projet a été reconnue par les instances compétentes. Le 6 mai 2025, la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) de la Meuse a émis un avis favorable pour « La Belle Épine ». Cet avis est une étape clé dans le processus d’autorisation, attestant que le projet est compatible avec la préservation du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles, conformément aux principes de l’agrivoltaïsme définis par l’article L. 314-36 du code de l’énergie.

L’agrivoltaïsme, un pilier de la transition agro-écologique

Au-delà du cas spécifique de la Meuse, ce projet s’inscrit dans une dynamique nationale et européenne. L’agrivoltaïsme est identifié comme une solution d’avenir pour répondre simultanément aux défis de la production énergétique décarbonée et de la résilience agricole face au changement climatique. Il permet une utilisation optimisée de l’espace et crée une nouvelle valeur pour les exploitations agricoles. Pour en savoir plus sur les pratiques et les recherches en cours, des ressources sont disponibles auprès d’organismes comme l’INRAE.

Le projet « La Belle Épine » symbolise ainsi la convergence réussie entre transition énergétique, innovation agricole et participation citoyenne, ouvrant la voie à un modèle de développement territorial plus durable et partagé.

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