Le 26 janvier, l’association Le Solaire Territorial a adressé un courrier d’urgence à plus de 380 députés. Ce signal d’alarme met en lumière une situation critique qui menace l’ensemble de la filière solaire photovoltaïque française, ses emplois et la souveraineté énergétique du pays. L’association tire la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir les scénarios de développement les plus bas envisagés par le gouvernement.
Pour Le Solaire Territorial, l’enjeu dépasse largement un simple ajustement technique. Il s’agit d’une décision politique imminente qui engage l’emploi, les territoires, les collectivités, les agriculteurs et des milliers d’entreprises. L’association estime que l’adoption des scénarios les plus restrictifs, dits R1 ou R2, équivaudrait à la mort immédiate de la filière solaire française, alors que celle-ci est un pilier de la transition énergétique. Pour comprendre le cadre de cette alerte, il est utile de se référer aux objectifs nationaux, comme ceux détaillés dans la Stratégie Française pour l’Énergie et le Climat.
En décembre, RTE (Réseau de Transport d’Électricité) a publié son Bilan Prévisionnel 2035, présentant quatre trajectoires (R1 à R4) pour le développement du solaire photovoltaïque. La France disposait fin 2025 d’un parc de 30 GW, avec 10 GW de projets supplémentaires déjà autorisés. Les objectifs à horizon 2030-2035 varient considérablement :
Ces scénarios contrastent avec les ambitions affichées au niveau européen, que l’on peut suivre via des sources comme le Conseil de l’Union européenne.
De multiples indicateurs suggèrent que le gouvernement travaillerait sur les scénarios R1 et R2. Les conséquences se font déjà sentir sur le terrain :
Il s’agit d’emplois non délocalisables ancrés dans les territoires : artisans, agriculteurs, PME locales et collectivités. Une filière détruite ne se relance pas par décret.
Le cœur du débat est clair : le choix entre les scénarios R2 et R3 représente un différentiel d’environ 100 000 emplois. L’adoption des scénarios R1/R2 pourrait conduire à la suppression de jusqu’à 150 000 emplois. Ce n’est pas une décision technique, mais un choix de société qui engage l’avenir industriel et énergétique de la France. Dans un contexte géopolitique tendu, le solaire constitue aussi une assurance-vie pour l’indépendance énergétique.
Face à cette urgence, l’association, présidée par Hadrien Clément, demande une action immédiate et publique :
Le temps est compté. Le silence et l’incertitude tuent déjà des entreprises et mettent en péril des milliers d’emplois dans les territoires. La balle est dans le camp du politique.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
Abonnez-vous maintenant à la Newsletter.
Inscription gratuite !