La start-up française Dracula Technologies, spécialisée dans la production d’énergie à faible consommation, annonce une avancée majeure pour ses modules photovoltaïques organiques (OPV). Un peu plus d’un an après le début de la production dans son usine de Valence, l’entreprise a réussi à augmenter de 30 % les performances de ses dispositifs. Cette innovation renforce le potentiel de cette technologie pour alimenter de manière autonome et durable la myriade de capteurs et d’appareils connectés de l’Internet des Objets (IoT).
Contrairement aux panneaux solaires traditionnels en silicium, les cellules photovoltaïques organiques (OPV) sont constituées de polymères ou de petites molécules organiques capables de convertir la lumière en électricité. Leur principal atout est leur capacité à fonctionner efficacement sous un éclairage diffus ou artificiel, comme celui présent dans les bureaux, les entrepôts ou les habitations. Produits par impression jet d’encre sur des substrats souples, ces modules sont légers, semi-transparents et peuvent être fabriqués dans des formes variées, ouvrant la voie à de nouvelles applications en design.
L’amélioration annoncée est concrète : les petits modules de référence (format 67×67 mm) voient leur puissance de sortie passer à environ 1332,5 µW sous un éclairage standard de 1000 lux, contre environ 1025 µW auparavant. Cette augmentation de 30 % est un pas important pour rendre la technologie compétitive face aux piles boutons traditionnelles, avec pour objectif affiché de les remplacer dans de nombreux dispositifs électroniques.
Le cœur de cette amélioration réside dans la formulation d’une nouvelle encre photovoltaïque, développée en interne par les équipes de R&D de Dracula Technologies et protégée par des brevets. Cette encre est conçue pour optimiser simultanément l’absorption de la lumière ambiante et le rendement de conversion énergétique. Déposée par impression jet d’encre, elle permet de créer la couche active du module sur un support flexible, sans limitation de forme.
Cette avancée s’inscrit dans une série d’optimisations continues. Plus tôt dans l’année, l’entreprise avait déjà amélioré la conductivité et les performances de ses modules en remplaçant les barres omnibus en cuivre par des barres en argent finement sérigraphiées. Un nouveau revêtement décoratif a également été introduit, offrant une meilleure esthétique et une protection renforcée contre les rayures et les chocs mécaniques, un point crucial pour l’intégration dans des produits industriels durables.
Cette progression technique consolide la position des OPV comme une solution énergétique clé pour l’IoT à faible consommation. Les modules de Dracula Technologies sont destinés à alimenter de manière autonome et sans entretien des capteurs sans fil, des trackers, des télécommandes ou des dispositifs d’identification électronique. En éliminant le besoin de remplacer des piles, cette technologie contribue à réduire l’impact environnemental des milliards d’objets connectés déployés, tout en diminuant les coûts de maintenance. L’industrie française et européenne de la technologie photovoltaïque innove ainsi pour répondre aux défis de la transition énergétique et numérique.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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