Dans une démarche stratégique pour concilier production agricole et énergie verte, JP Energie Environnement (JPee) et Crédit Agricole Transitions & Énergies officialisent la création d’une co-entreprise dédiée au développement de projets agrivoltaïques. Cette alliance entre un producteur indépendant d’énergies renouvelables et la filiale du groupe bancaire vise à offrir un accompagnement global aux agriculteurs français, de l’étude à l’exploitation de leurs installations.

Une plateforme commune pour soutenir la transition agro-énergétique

Cette nouvelle structure, détenue à parts égales par les deux partenaires, a pour mission de simplifier et d’accélérer la réalisation de projets agrivoltaïques. Son objectif est double : préserver la viabilité économique des exploitations agricoles tout en développant une production d’énergie renouvelable locale. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien à la transition écologique du secteur agricole, un enjeu clé pour l’avenir.

Pour en savoir plus sur les politiques de soutien aux énergies renouvelables, vous pouvez consulter le site du l’Agence de la Transition Écologique (ADEME).

Les rôles complémentaires des deux partenaires

Le succès de cette plateforme repose sur l’expertise distincte et complémentaire de chaque acteur :

  • Crédit Agricole Transitions & Énergies mobilise le réseau étendu des Caisses régionales du Crédit Agricole. Ce maillage territorial unique permet un accompagnement de proximité pour les agriculteurs, notamment sur le volet financier, l’ingénierie de projet et le conseil.
  • JP Energie Environnement (JPee) prend en charge le pilotage opérationnel des projets. Son rôle couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : développement, construction, exploitation et maintenance des installations agrivoltaïques.

Des premiers projets concrets dans le grand est

La co-entreprise ne part pas de zéro et dispose déjà d’un pipeline de projets actifs, démontrant la maturité de l’offre :

  • Un projet en alsace (22 hectares) : Sur une pâture bovine, le développement pourrait aboutir à une centrale de 16 MW. Ce projet contribuerait également à faciliter l’installation d’une jeune agricultrice, illustrant la dimension de transmission des exploitations.
  • Un projet dans le bas-rhin (15 hectares) : Il concerne l’équipement d’une pâture ovine avec une puissance installée estimée à 10 MW.

Ces premiers chantiers servent de modèles pour le déploiement à plus grande échelle de la solution.

Une ambition nationale à horizon 2030

La plateforme commune affiche une vision à long terme. Son objectif est de constituer, d’ici 2030, un portefeuille de projets représentant une capacité totale de 450 mégawatts (MW) d’électricité renouvelable en développement. Cette ambition positionne l’alliance comme un acteur majeur du paysage agrivoltaïque français, contribuant significativement aux objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).

L’agrivoltaïsme, un atout pour l’agriculture de demain

L’agrivoltaïsme, qui consiste à installer des panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles tout en maintenant une activité de production, est perçu comme une solution gagnant-gagnant. Il permet aux agriculteurs de sécuriser un revenu complémentaire grâce à la location de leurs terrains, de protéger certaines cultures des aléas climatiques extrêmes, et de participer activement à la production d’énergie décarbonée. Cette synergie entre le monde agricole et le secteur de l’énergie est essentielle pour une transition écologique juste et efficace.

Pour approfondir les bénéfices et les pratiques de l’agrivoltaïsme, le Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE) mène d’importants travaux de recherche sur le sujet.


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