Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a publié son bilan électrique annuel, révélant une transformation majeure du système électrique français en 2025. La modulation de la production solaire et éolienne a connu une croissance exponentielle, doublant par rapport à 2024 pour atteindre environ 3 TWh. Cette évolution, pilotée par les signaux de marché, marque une étape cruciale vers l’intégration massive des énergies renouvelables variables.
En 2025, face à la multiplication des épisodes de prix négatifs sur le marché spot, les parcs renouvelables ont significativement accru leur capacité à moduler leur production. Le volume total d’électricité solaire et éolienne éc rêtée a atteint 3 TWh, se décomposant en 1,6 TWh pour le solaire et 1,3 TWh pour l’éolien terrestre. Cette flexibilité est désormais un levier essentiel pour l’équilibre du réseau.
Cette hausse est directement liée au cadre économique. La majorité des nouvelles installations éoliennes terrestres et des grands parcs photovoltaïques mis en service en 2025 bénéficient du mécanisme de complément de rémunération. Ce dispositif incite financièrement les producteurs à réduire leur injection sur le réseau lorsque les prix deviennent négatifs, évitant ainsi une surproduction qui déstabilise le système.
La puissance des installations solaires et éoliennes capables de moduler leur production sur un signal de prix a augmenté d’environ 3 GW en 2025. Plus spectaculaire encore, les capacités participant activement aux mécanismes d’ajustement ont été multipliées par près de dix sur les douze derniers mois, culminant à 5,6 GW fin 2025. Cette progression rapide est le fruit d’évolutions successives du cadre réglementaire, visant à sécuriser l’équilibre offre-demande.
La production totale d’électricité en France métropolitaine s’est établie à 547,5 TWh en 2025, en légère hausse de 1,5% (+8,2 TWh) par rapport à 2024. Cette stabilité masque des dynamiques contrastées entre les différentes filières.
La production nucléaire a atteint 373 TWh, en augmentation de 11,3 TWh. Elle retrouve un niveau proche de celui d’avant la crise Covid, grâce à l’amélioration continue de la disponibilité du parc. Son rôle évolue également, avec une modulation accrue en journée pour s’adapter à la production solaire.
Les énergies renouvelables variables ont poursuivi leur essor :
Après une année 2024 exceptionnelle, la production hydraulique est revenue à un niveau conforme à sa moyenne historique (62,4 TWh). Parallèlement, la production d’origine fossile (gaz, charbon) a poursuivi son déclin, atteignant en 2025 son plus bas niveau depuis près de 75 ans, avec une baisse de 1,3 TWh.
Le bilan 2025 confirme la trajectoire bas-carbone de la France. La production d’électricité d’origine nucléaire et renouvelable a atteint un record historique de 521,1 TWh, représentant 95,2% de la production totale. Conséquence directe, l’intensité carbone du système électrique français reste l’une des plus faibles au monde, à 19,6 grammes de CO2 équivalent par kWh. Cette performance place la France en tête des grandes économies industrialisées pour la décarbonation de son électricité.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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