Le gouvernement français a dévoilé le calendrier et les principales évolutions des appels d’offres pour le photovoltaïque dans le cadre de la troisième Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3). Ces annonces, présentées par le ministre délégué à l’Industrie, Roland Lescure, visent à accélérer le déploiement de l’énergie solaire tout en renforçant la souveraineté industrielle française et européenne. Si les périodes de juillet 2026 sont actées, plusieurs aspects du dispositif restent à préciser.
L’année 2026 marquera un tournant avec le lancement de plusieurs périodes d’appels d’offres distinctes, ciblant différentes tailles de projets. Le gouvernement a confirmé les puissances et les dates suivantes :
Ces volumes s’inscrivent dans l’objectif ambitieux de la PPE de multiplier par plus de deux la puissance installée du parc solaire d’ici 2035. Pour suivre l’évolution de ces objectifs, vous pouvez consulter le portail du ministère de la Transition énergétique.
L’une des innovations majeures de ces futurs appels d’offres est l’introduction d’un critère de résilience. Celui-ci vise à réduire la dépendance aux importations, notamment en provenance d’un seul pays, en exigeant qu’une partie des composants essentiels des panneaux photovoltaïques provienne de sources d’approvisionnement diversifiées.
À moyen terme, ce critère sera complété par des exigences renforcées en matière de durabilité et de cybersécurité. Cette évolution est directement inspirée de la stratégie industrielle européenne, notamment du Net Zero Industry Act (NZIA), qui encourage la relocalisation des chaînes de valeur des technologies bas-carbone.
La France milite activement au niveau européen pour l’adoption d’un principe de « préférence européenne » plus ambitieux, qui pourrait être intégré dans le futur Industrial Accelerator Act (IAA). L’objectif est d’intégrer ce principe dans tous les appels d’offres photovoltaïques français au plus tard en 2027, afin de favoriser explicitement la production industrielle au sein de l’Union européenne.
Pour le segment des particuliers et des petites entreprises (installations inférieures à 100 kWc), la politique de soutien évolue. Le gouvernement souhaite recentrer les aides sur l’autoconsommation pour protéger les consommateurs de la volatilité des prix de marché.
Le dispositif du guichet ouvert pour les projets de 9 à 100 kWc sera modifié pour encourager fortement l’autoconsommation. Parallèlement, un projet de décret, soumis au Conseil supérieur de l’énergie, vise à imposer la maximisation de l’autoconsommation dans les opérations d’autoconsommation collective. L’énergie produite devra être consommée en priorité par la communauté et non revendue sur le marché de gros.
Ces mesures visent à développer un modèle énergétique plus décentralisé et résilient. Pour en savoir plus sur les mécanismes de soutien, l’Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie régulièrement des informations détaillées.
Les annonces pour 2026 dessinent une feuille de route ambitieuse pour le solaire français, combinant accélération du déploiement, sécurisation des approvisionnements et soutien à une industrie locale. L’introduction de critères de résilience et la promotion de l’autoconsommation sont des signaux forts.
Cependant, des zones d’ombre persistent, notamment sur les modalités exactes du critère de résilience, le calendrier précis de l’appel d’offres « toutes technologies » et les détails des modifications du guichet ouvert. La concrétisation de ces annonces et leur impact sur la compétitivité des projets seront à observer dans les mois à venir.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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