À Bazancourt, dans la Marne, une centrale solaire sur toiture agricole a vu sa puissance passer de 167 à 252 kWc, soit 51 % de plus, en combinant trois leviers : la modernisation de l’installation existante (repowering), l’ajout d’une nouvelle centrale et une opération d’autoconsommation collective. Le projet, mené par Feedgy, illustre une piste pour les premières centrales photovoltaïques qui arrivent au bout de leur contrat d’obligation d’achat avec EDF OA.
La centrale de l’exploitation d’Alain Bourdaire affichait à l’origine 167,04 kWc. Le repowering réalisé par Feedgy, c’est-à-dire le remplacement des équipements par du matériel plus performant, a porté cette puissance à 183,34 kWc, soit un gain de près de 10 %.
Les nouveaux panneaux occupant moins de place, une seconde centrale de 69,08 kWc a été installée sur l’espace libéré en toiture. La puissance totale du site atteint ainsi 252,42 kWc. « La combinaison du repowering et de cette nouvelle capacité permet d’augmenter de 51 % la puissance installée du site », souligne l’entreprise. L’intérêt de cette approche : préserver les mécanismes de valorisation existants tout en créant de nouvelles sources de revenus.
Pour valoriser localement l’électricité de la nouvelle centrale, Feedgy a mis en service en avril 2026 une opération d’autoconsommation collective. Elle réunit quatre consommateurs situés à proximité immédiate du site : trois particuliers et le magasin Carrefour Contact de Bazancourt, selon des règles de répartition définies entre les participants. Les règles de l’autoconsommation collective sont présentées par Enedis.
« Les premières centrales photovoltaïques françaises entrent dans une phase charnière de leur cycle de vie. L’enjeu n’est plus seulement d’exploiter une installation existante, mais de maximiser son potentiel en combinant optimisation technique et nouveaux schémas de valorisation de l’électricité », explique Bashar Chreim, responsable du pôle valorisation de l’électricité chez Feedgy.

Les premières centrales installées dans les années 2000 arrivent en effet progressivement au terme de leur contrat d’obligation d’achat, ce qui pose la question de leur avenir et de la valorisation de leur production, rapporte pv magazine France.
C’est la modernisation d’une installation photovoltaïque existante, en remplaçant ses équipements par du matériel plus performant. À Bazancourt, il a fait passer la centrale de 167,04 kWc à 183,34 kWc et libéré de la place en toiture pour une nouvelle centrale.
Le projet de Bazancourt combine trois options : moderniser l’installation, ajouter de la puissance sur l’espace libéré et vendre localement l’électricité nouvelle à des voisins via une autoconsommation collective.
Quatre consommateurs situés à proximité immédiate de la centrale : trois particuliers et le magasin Carrefour Contact de Bazancourt. L’opération est en service depuis avril 2026.
À Bazancourt, Feedgy a modernisé une centrale sur toiture agricole, ajouté une seconde installation sur l’espace libéré et lancé une autoconsommation collective avec quatre voisins. Résultat : 252,42 kWc au lieu de 167,04 kWc, soit 51 % de puissance en plus, et un modèle possible pour les centrales qui arrivent au bout de leur contrat d’obligation d’achat.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
Saisissez le code reçu par SMS :
Entrez le code de validation envoyé sur votre mobile pour finaliser votre demande.