La France a déjà enregistré environ 800 heures de prix de l’électricité négatifs ou nuls depuis le début de l’année, un record absolu selon l’observatoire des prix de septembre de Storio, acteur du stockage d’énergie pour les entreprises. Dans le même temps, la volatilité explose : l’écart moyen entre les prix les plus bas et les plus hauts de la journée a atteint 214 €/MWh en septembre.
« La volatilité des prix explose », résume Storio dans son observatoire des prix de septembre. L’écart moyen journalier entre les prix les plus bas et les plus hauts du marché spot français atteint 214 €/MWh, un niveau inédit depuis 2022.
En septembre, le prix spot day-ahead moyen s’établit à 143 €/MWh, en lien avec la hausse du prix du gaz, tendu par les tensions géopolitiques et les incertitudes à l’approche de l’hiver. Fin août, 750 heures à prix négatifs ou nuls avaient déjà été comptées, autant que sur toute l’année 2025, selon pv magazine France.
La production française recule par rapport à septembre 2025 :
Le solaire et le gaz ne compensent qu’en partie ces baisses. « Les moindres disponibilités du nucléaire et de l’hydraulique sont les conséquences directes de la sécheresse estivale », souligne Storio. La France reste largement exportatrice, mais moins que l’an dernier : 8 GW de solde net, contre 10 GW.

Dans ce contexte, une batterie de 1 MW / 2 MWh a chargé en septembre à 73 €/MWh en moyenne et déchargé à 232 €/MWh, avec environ 1,5 cycle par jour. « Elle a généré +135 % de revenus spot par rapport à septembre 2025. Sur l’année, ses revenus cumulés sont en hausse de 50 % par rapport à 2025 et ont plus que doublé par rapport à 2024 », calcule Storio.
Environ 800 heures à prix négatifs ou nuls depuis le début de l’année, selon l’observatoire de septembre de Storio, un record absolu. Fin août, le compteur atteignait déjà 750 heures, autant que sur toute l’année 2025.
Les prix peuvent être nuls ou négatifs aux heures de forte production, et très élevés aux heures de tension. En septembre, l’écart moyen journalier a atteint 214 €/MWh, avec un prix moyen de 143 €/MWh tiré par la hausse du gaz et une moindre disponibilité du nucléaire et de l’hydraulique.
Selon Storio, une batterie de 1 MW / 2 MWh a chargé à 73 €/MWh et déchargé à 232 €/MWh en septembre, avec des revenus spot en hausse de 135 % sur un an et plus que doublés depuis 2024.
La France a franchi le cap des 800 heures à prix négatifs ou nuls depuis janvier, pendant que la volatilité atteint un record : 214 €/MWh d’écart moyen journalier en septembre, pour un prix moyen de 143 €/MWh. Moins de nucléaire, d’éolien et d’hydraulique disponibles après la sécheresse, et des écarts de prix qui font grimper les revenus des batteries, selon l’observatoire de Storio.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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