L’agrivoltaïsme consiste à installer des panneaux solaires au-dessus ou à proximité de cultures agricoles, sur une même parcelle, pour produire de l’électricité tout en protégeant les cultures des excès climatiques. En modulant l’ombre projetée par les panneaux, cette approche permet de réduire le stress thermique et hydrique des plantes tout en générant un revenu énergétique complémentaire pour l’exploitation.
En bref :
En associant agriculture et production d’énergie sur une même parcelle, l’agrivoltaïsme permet d’imaginer une nouvelle génération d’infrastructures agricoles, capables à la fois de contribuer à la production d’électricité décarbonée, renouvelable et compétitive, et d’accompagner l’adaptation de certaines cultures au changement climatique. L’ombre modulée des panneaux peut réduire l’exposition aux rayonnements les plus intenses, atténuer les températures extrêmes, limiter l’évapotranspiration et contribuer ainsi à réduire le stress thermique et hydrique des cultures. Le panneau solaire devient alors davantage qu’un outil énergétique : il devient un outil au service de la plante, de l’animal et de l’agriculteur.
C’est la vision que porte l’association France Agrivoltaïsme : un agrivoltaïsme conçu à partir des besoins agricoles, adapté à chaque culture, chaque exploitation et chaque territoire, fondé sur l’agronomie, la recherche et l’évaluation des résultats. La question centrale posée par cette approche est simple : comment mettre la technologie photovoltaïque au service de la résilience des exploitations agricoles, plutôt que l’inverse ?
La souveraineté alimentaire française dépendra demain de la capacité du secteur agricole à s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. L’eau, les sols, les semences, l’irrigation, les pratiques culturales et la diversification constituent les fondations de cette adaptation. L’agrivoltaïsme vient enrichir cette boîte à outils en mobilisant une ressource abondante, le soleil, pour répondre simultanément à plusieurs défis : produire une électricité renouvelable et compétitive, protéger certaines cultures contre les excès climatiques, préserver davantage l’eau disponible, et renforcer la résilience économique des exploitations.

À mesure que le photovoltaïque gagne en compétitivité et que les technologies associées progressent — pilotage des panneaux, stockage, suivi agronomique, gestion de l’énergie —, l’agrivoltaïsme devient une véritable infrastructure énergétique et agricole conçue pour le territoire, à partir du territoire. L’enjeu pour la filière est désormais d’accélérer : développer la recherche, multiplier les expérimentations de terrain, mesurer les résultats par culture et par territoire, et diffuser rapidement les solutions qui démontrent leur efficacité.
L’agrivoltaïsme désigne l’installation de panneaux solaires sur une parcelle agricole en exploitation, conçue pour apporter un bénéfice agronomique réel à la culture ou à l’élevage (protection climatique, gestion de l’eau) en plus de la production d’électricité, à la différence d’un simple parc solaire au sol.
L’ombre modulée des panneaux peut réduire l’exposition aux rayonnements les plus intenses, atténuer les températures extrêmes, limiter l’évapotranspiration et donc réduire le stress thermique et hydrique des cultures, tout en générant un revenu énergétique complémentaire pour l’exploitation.
Chaque culture, chaque sol et chaque climat local répond différemment à l’ombrage et à la présence de structures photovoltaïques. Une approche agrivoltaïque efficace part donc des besoins agronomiques de l’exploitation avant de dimensionner l’installation solaire, plutôt que l’inverse.
En résumé : l’agrivoltaïsme propose de faire du soleil une source d’énergie tout en utilisant son ombre pour protéger les cultures — une agriculture qui produit de l’électricité, se protège du changement climatique et gagne en résilience économique. Son développement futur dépendra de la recherche agronomique, des expérimentations de terrain et de la diffusion des pratiques qui démontrent leur efficacité par culture et par territoire. Pour aller plus loin sur la recherche agronomique et énergétique associée, voir les travaux de l’INRAE et les ressources de l’ADEME sur l’agrivoltaïsme.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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