Le salon Intersolar 2026 a clairement montré que le photovoltaïque léger n’est plus une technologie de niche. De nombreux exposants présentaient des solutions pour équiper les toitures existantes, souvent contraintes par des limites de charge. Cette tendance répond à un besoin pressant : transformer les toits passifs en véritables actifs énergétiques, sans renforcer les structures. Pourtant, derrière cet engouement, tous les produits ne se valent pas. Une partie significative de l’offre vient d’Asie, avec des panneaux souples qui séduisent par leur légèreté mais laissent planer des doutes sur leur durabilité, leur tenue mécanique et leur assurabilité sur le long terme.
Le marché français, poussé par des réglementations comme le décret tertiaire et la loi APER (2023), exige des solutions fiables capables de produire pendant plus de vingt ans. C’est dans ce contexte qu’Heliup, fabricant français, a fait le choix assumé d’un panneau léger mais non flexible, misant sur une conception robuste pour durer.
Plutôt que d’opter pour une membrane souple, Heliup a développé le module Stykon®. Sa structure s’inspire des panneaux conventionnels, avec un verre mince protecteur. Résultat : un poids d’environ 5 kg/m², soit trois fois moins qu’un module cadré standard, tout en maintenant un rendement élevé et une garantie de puissance supérieure à 89 % après 25 ans. Cette approche permet de solariser des toitures à faible capacité de charge sans intervention lourde sur la charpente, et sans interrompre l’exploitation du bâtiment.
Julien Gaume, Directeur Technique d’Heliup, explique : « Nous ne disqualifions pas les panneaux souples, qui ont leur place sur certains usages. Mais pour les bâtiments existants, où l’enjeu est de produire pendant deux décennies, la durabilité est le critère décisif. » Cette philosophie s’inscrit dans une vision long terme, où la fiabilité prime sur la légèreté à tout prix.
Au-delà du module, Heliup propose une approche systémique. Couplée à de l’autoconsommation et, si nécessaire, à du stockage, une installation photovoltaïque légère permet de réduire la facture énergétique, de lisser les appels de puissance, d’améliorer l’empreinte carbone et de contribuer au respect des obligations réglementaires (décret tertiaire, loi APER). Maryline Joanny, Directrice commerciale, souligne : « Pour l’exploitant, on ne finance plus un équipement, on optimise un patrimoine. La solarisation peut même s’accompagner d’une remise en conformité de l’étanchéité et de l’isolation sur les bâtiments anciens. »

Heliup s’appuie sur une usine de 100 MWc en Isère, l’une des plus grandes capacités de production de modules photovoltaïques en France. Ce choix industriel n’est pas un simple argument marketing : maîtriser la fabrication est une condition de crédibilité pour tenir des engagements de fiabilité sur 25 ans. Dans un secteur où la souveraineté européenne redevient un enjeu stratégique, ce positionnement « made in France » offre une traçabilité et un contrôle qualité que les importations ne permettent pas toujours.
Yannick Veschetti, Président d’Heliup, ajoute : « L’attraction est réelle, avec des projets partout en France et des premiers déploiements en Europe. Mais nous restons mesurés. Le marché du bâti existant évolue progressivement, il demande des solutions éprouvées, assurables et adaptées aux contraintes des exploitants. Notre conviction : le photovoltaïque léger ne vaudra durablement que s’il tient sa promesse dans le temps. »
À Intersolar 2026, Heliup a incarné une voie alternative face à la domination asiatique : celle d’un photovoltaïque léger industriel, différenciant, et résolument tourné vers la fiabilité à long terme. Alors que la réglementation pousse à la solarisation massive des toitures existantes, cette approche répond à un besoin réel de solutions durables, assurables et performantes sur la durée. Le « made in France » devient ici un gage de sérieux et de pérennité, bien plus qu’un simple label.
Pour en savoir plus, consultez le site officiel d’Heliup ou les ressources de l’Ademe sur le photovoltaïque en bâtiment.

Aurélien Chapuis est diplômé du Master Management et Gestion de l’Énergie de l’ESCP Business School. Expert en stratégie photovoltaïque et business developer pour PV Solaire Énergie depuis 2019, il accompagne les professionnels du secteur dans leur croissance et vulgarise les enjeux de la transition énergétique pour le grand public.
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