Spécialiste du nettoyage industriel, Pro Lavage renforce son leadership dans le lavage intérieur de citernes et le lavage extérieur de poids lourds. Après ses sites historiques de Cholet (2010) et d’Angers (2019), l’entreprise a inauguré au printemps dernier une nouvelle station à La Crèche, dans les Deux-Sèvres. Cette installation se distingue par une approche énergétique innovante : elle associe solaire thermique et photovoltaïque pour réduire drastiquement son empreinte carbone. Portrait d’un projet de 2,6 millions d’euros qui conjugue performance technique et respect de l’environnement.
Implantée à proximité immédiate des autoroutes A10 et A83, la station de La Crèche bénéficie d’un emplacement idéal pour les transporteurs et les logisticiens. « Nos clients citerniers étaient obligés de faire de nombreux kilomètres pour pouvoir laver et recharger leurs véhicules. C’est un gain de temps, d’argent et c’est beaucoup mieux pour la planète », explique François Guionnet, gérant de Pro Lavage. Le site est en bordure de l’échangeur de l’A83, au cœur d’un pôle logistique dynamique, ce qui garantit un flux régulier de véhicules. Avec une capacité de traitement de 15 à 20 citernes par jour — qu’elles transportent des matières pulvérulentes ou liquides — la station répond à un besoin croissant de solutions de lavage locales et propres.
Fort de l’expérience acquise sur ses sites choletais et angevin, François Guionnet a conçu ce projet avec une ambition claire : atteindre une efficacité énergétique maximale. En 2023, Coca-Cola France avait lancé une étude sur le transport de ses matières premières, révélant un bilan carbone élevé. Cette prise de conscience a poussé l’entrepreneur à aller au-delà des normes. « En matière d’énergie, j’ai un coup d’avance sur les autres », affirme-t-il. L’investissement total de 2,6 millions d’euros intègre des équipements durables, dont deux systèmes solaires complémentaires.
Le lavage de citernes et de poids lourds nécessite une grande quantité d’eau chaude. Pro Lavage a installé 132 m² de capteurs solaires thermiques. Cette surface permet de couvrir la totalité des besoins en eau chaude durant huit mois de l’année (d’avril à novembre). Pendant les mois d’hiver, le solaire thermique assure encore 20 à 60 % de la demande, réduisant d’autant le recours aux énergies fossiles. Le coût de cette installation s’élève à 130 000 €, avec une aide de 55 % du Fonds Chaleur de l’ADEME, ce qui ramène le retour sur investissement à environ huit ans. « C’est cohérent. Et je ne tremblerai plus au moindre conflit énergétique. Faut y aller, il n’y a pas photo », se réjouit François Guionnet. Il présentera d’ailleurs son expérience lors des États Généraux de la Chaleur Solaire organisés par Enerplan le 17 juin à Paris.
En complément du solaire thermique, 450 m² de panneaux photovoltaïques ont été déployés sur le toit de la station. Ils fournissent l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des équipements en journée — pompes, systèmes de contrôle, éclairage. Le surplus de production (environ 60 %) est revendu sur le réseau, générant un revenu supplémentaire. Cette double solution solaire permet à Pro Lavage de fonctionner presque en autonomie énergétique pendant les heures de forte irradiation, tout en réduisant sa dépendance aux fluctuations des prix de l’électricité. Selon les données de l’ADEME, ce type d’installation peut diminuer de 30 à 50 % les émissions de CO₂ liées à l’exploitation d’une station de lavage.

L’eau est une ressource critique dans l’activité de lavage. Pro Lavage a mis en place un système de récupération des eaux de pluie, qui alimente en partie le process. De plus, chaque lavage est rationalisé grâce à des buses à angle de 40 degrés, offrant un balayage plus large et donc une meilleure efficacité avec moins d’eau. Les pompes utilisées sont de dernière génération, optimisant le débit et réduisant la consommation électrique. Cette approche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire : moins d’eau consommée, moins d’énergie pour chauffer cette eau, et moins de rejets polluants.
Le choix du solaire n’est pas seulement un geste pour la planète : il s’avère aussi rentable. En plus des aides publiques (Fonds Chaleur, primes à l’autoconsommation photovoltaïque), les économies d’énergie et les revenus de la revente d’électricité améliorent la rentabilité à long terme. Pour les clients transporteurs, la proximité de la station réduit les kilomètres à vide, ce qui diminue leur propre empreinte carbone et leurs coûts opérationnels. Pro Lavage devient ainsi un maillon clé d’une chaîne logistique plus verte.
Avec cette station, François Guionnet prouve que la transition énergétique est accessible aux petites et moyennes entreprises du secteur du lavage. En combinant solaire thermique, photovoltaïque, récupération d’eau de pluie et équipements à haut rendement, Pro Lavage montre la voie. L’entreprise participe activement à la décarbonation du transport routier, un enjeu majeur rappelé par le dernier rapport du GIEC sur les transports. Aujourd’hui, avec trois stations opérationnelles, Pro Lavage conforte sa position d’opérateur régional incontournable et pourrait essaimer ce modèle dans d’autres régions.
En misant sur une double solution solaire, Pro Lavage démontre qu’il est possible de concilier performance industrielle, maîtrise des coûts et respect de l’environnement. Un exemple à suivre pour tout le secteur du lavage poids lourds.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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