L’indépendant producteur d’électricité (IPP) français Terre et Lac franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de croissance. L’entreprise vient d’annoncer l’obtention d’un financement de 50 millions d’euros destiné à soutenir le développement et la construction de 245 centrales photovoltaïques en toiture réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cette opération, menée avec le fonds d’investissement RGreen Invest, représente le plus important portefeuille jamais porté par le groupe et marque une accélération significative de son déploiement dans le solaire distribué.
Alors que la France vise une capacité photovoltaïque installée de 100 GW en 2050 (source Ministère de la Transition écologique), les projets en toiture constituent un levier essentiel pour mobiliser le foncier bâti sans artificialiser les sols. Terre et Lac s’inscrit pleinement dans cette dynamique en ciblant principalement des bâtiments agricoles, industriels et commerciaux.
Le portefeuille financé totalise une puissance cumulée de 74 MWc, répartie sur 245 installations. Il s’agit du plus vaste ensemble jamais développé par Terre et Lac depuis sa création. La quasi-totalité des centrales sont des toitures solaires, ce qui permet de valoriser des surfaces déjà imperméabilisées tout en fournissant une source de revenus complémentaires aux propriétaires.
Parmi les projets emblématiques figure l’exploitation agricole Gaec Tissier, située en Saône-et-Loire. Ce bâtiment d’élevage neuf accueillera trois toitures photovoltaïques mises en service courant 2026. Leur production annuelle est estimée à 290 MWh, soit l’équivalent de la consommation électrique d’environ 80 foyers français (hors chauffage).
L’installation sur le Gaec Tissier illustre la montée en puissance de l’agrivoltaïsme en toiture. Contrairement aux ombrières au sol, les panneaux posés sur les bâtiments d’élevage n’entrent pas en concurrence avec les surfaces agricoles utiles. Ils permettent en outre de réduire la facture énergétique de l’exploitant et de protéger le cheptel des fortes chaleurs estivales (en savoir plus sur les avantages de l’agrivoltaïsme).
Le financement mis en place par RGreen Invest prend la forme d’une dette de courte durée, adaptée à la phase de construction des centrales. Ce type de montage offre plusieurs avantages décisifs :
Cette souplesse financière est cruciale dans un secteur où les délais de raccordement et les aléas de chantier peuvent impacter la rentabilité des projets. En recourant à une dette de construction, Terre et Lac limite le recours aux fonds propres et optimise le coût moyen pondéré du capital (WACC).
RGreen Invest est un gestionnaire d’actifs spécialisé dans les infrastructures durables. Sa participation à cette opération confirme son appétit pour le solaire distribué français. Le fonds a déjà financé plusieurs IPP de taille moyenne, contribuant à structurer un marché dominé par les grands groupes énergétiques. Pour en savoir plus sur ses activités, consultez le site officiel de RGreen Invest.
Cette levée de fonds de 50 millions d’euros fait suite à un précédent financement de 70 millions d’euros annoncé en mai 2025. Elle constitue le deuxième accord conclu depuis l’entrée au capital d’Infranity en 2023. Infranity, filiale de Generali Investments, est un investisseur de long terme spécialisé dans les infrastructures. Son soutien confère à Terre et Lac une assise financière solide pour viser un objectif de plus de 200 MWc installés d’ici 2027.
La complémentarité entre la dette bancaire (RGreen Invest) et le capital (Infranity) illustre la maturité croissante du modèle des IPP français. En multipliant les sources de financement, Terre et Lac réduit sa dépendance à un seul type d’apporteur et peut ajuster sa structure de bilan en fonction des opportunités de marché.
Le marché des toitures solaires connaît une croissance soutenue en France. Selon le dernier panorama de l’électricité renouvelable (RTE – Bilan électrique 2024), la puissance raccordée en photovoltaïque sur bâtiment dépasse désormais 5 GW, avec un rythme annuel d’environ 1 GW supplémentaire. Plusieurs facteurs expliquent cet essor :
Dans ce contexte, l’initiative de Terre et Lac tombe à point nommé. Elle démontre qu’avec des financements adaptés, il est possible de structurer des portefeuilles de taille significative tout en restant agile.
Avec ces 50 millions d’euros, Terre et Lac dispose désormais des moyens nécessaires pour accélérer la construction de ses 245 toitures. L’entreprise prévoit de mettre en service l’intégralité du portefeuille d’ici fin 2027, dont une partie dès 2026 (comme le projet Gaec Tissier). À plus long terme, l’IPP ambitionne d’atteindre 150 MWc de capacité installée et de diversifier ses sources de production vers le solaire au sol et l’autoconsommation collective.
Ce succès confirme également l’attractivité du secteur pour les investisseurs institutionnels. Dans un environnement de taux d’intérêt modérés, les projets photovoltaïques en toiture offrent des rendements stables et une duration longue, ce qui séduit les fonds d’infrastructure comme RGreen Invest ou Infranity.
Cet article a été rédigé à partir d’informations publiques et de données sectorielles actualisées. Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site officiel de Terre et Lac.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
Inscrivez-vous en avant-première pour ne rien manquer de nos prochaines actualités.
Saisissez le code reçu par SMS :
Entrez le code de validation envoyé sur votre mobile pour finaliser votre demande.