Face à la crise énergétique mondiale, aggravée par les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, la région Île-de-France a dévoilé un vaste plan d’investissement de 850 millions d’euros sur trois ans. Présenté par sa présidente Valérie Pécresse, ce plan vise à accélérer la décarbonation du territoire et à protéger durablement les Franciliens contre la volatilité des prix de l’énergie. Inscrit dans le budget supplémentaire régional voté fin juin 2024, il mise sur des aides structurelles plutôt que sur des chèques ponctuels.
Le plan énergie régional s’articule autour de deux priorités : réduire la consommation et développer les énergies renouvelables locales. Sur l’enveloppe totale, la région Île-de-France consacre 460 millions d’euros aux économies d’énergie sur trois ans. L’objectif est de diviser par deux la consommation énergétique des lycées d’ici 2030 grâce à des travaux de rénovation thermique et au raccordement aux réseaux de chaleur.
Un nouveau dispositif de 70 millions d’euros est créé pour soutenir les communes franciliennes. Il permettra de financer la rénovation des bâtiments publics, la modernisation de l’éclairage public, ainsi que l’installation de géothermie, de récupération de chaleur ou de solaire thermique. Chaque commune pourra bénéficier d’un soutien pouvant atteindre un million d’euros par contrat.
Environ 30 millions d’euros seront mobilisés sur trois ans pour la rénovation thermique des copropriétés les plus dégradées. La région promet un gain énergétique moyen de plus de 50 % après travaux, une mesure qui vise à lutter à la fois contre la précarité énergétique et l’habitat indigne.
Pour remplacer les énergies fossiles importées, la région relance ses aides à la production d’énergie décarbonée. Le sous-sol francilien recèle un gisement majeur de chaleur renouvelable (géothermie, récupération de chaleur des data centers). La méthanisation est également remise au goût du jour : 37 millions d’euros ont déjà été engagés depuis 2016, avec l’ambition de faire rouler 5 000 bus d’Île-de-France Mobilités au biogaz d’ici la fin 2027.
Depuis 2016, la région affiche une baisse de 23 % de sa consommation d’énergie, grâce à des efforts conjugués de sobriété et d’efficacité. Ce nouveau plan entend amplifier cette dynamique. « À une politique des chèques à la pompe, nous préférons une logique d’aides aux invest

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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