Le département du commerce américain a récemment annoncé des décisions préliminaires dans le cadre d’enquêtes antidumping visant plusieurs grands pays exportateurs de panneaux solaires. Des droits pouvant atteindre 123 % ont été fixés sur les cellules et modules photovoltaïques en silicium cristallin en provenance d’Inde, d’Indonésie et du Laos. Cette décision marque une étape importante dans la politique commerciale américaine visant à protéger son industrie solaire nationale.
Selon une note d’information officielle publiée par le département du commerce, les marges de dumping préliminaires ont été établies comme suit :
Ces taux s’appliquent aux importations de cellules et modules photovoltaïques en silicium cristallin, un composant essentiel de l’industrie solaire mondiale. Les enquêtes avaient été ouvertes en août 2025 suite à une plainte déposée par l’Alliance for American Solar Manufacturing and Trade, une coalition de fabricants américains incluant First Solar, Hanwha Qcells et Mission Solar.
La coalition à l’origine de la plainte soutenait qu’un afflux d’importations à bas prix en provenance de ces pays fragilisait le secteur manufacturier américain à un moment clé de son expansion. Ces nouveaux droits antidumping s’ajoutent aux droits compensateurs (CVD) préliminaires annoncés par le département en février 2026, qui visaient les subventions publiques accordées aux fabricants étrangers.
Combinés, ces droits augmentent fortement l’exposition tarifaire pour de nombreux exportateurs de ces pays :
L’agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP) exige désormais des importateurs qu’ils déposent des garanties financières sous forme de dépôts en espèces, basées sur ces taux préliminaires. Cette mesure a un impact immédiat sur les flux commerciaux, car elle augmente considérablement le coût d’entrée des produits solaires sur le marché américain.
Selon les données gouvernementales, l’Inde, l’Indonésie et le Laos ont représenté 4,5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) d’importations solaires en 2025, soit environ deux tiers du volume total entrant aux États-Unis. Ces chiffres soulignent l’importance stratégique de ces décisions pour la chaîne d’approvisionnement américaine.
Bien que ces taux entrent en vigueur immédiatement sous forme d’exigences de dépôts, ils restent provisoires jusqu’à l’adoption de décisions finales plus tard dans l’année. Le calendrier prévisionnel est le suivant :
La dernière étape du processus revient à l’USITC, qui doit déterminer si ces importations ont causé un préjudice matériel à l’industrie nationale américaine. En cas de conclusion négative, les enquêtes seront closes et les dépôts remboursés aux importateurs.
Ces mesures protectionnistes interviennent dans un contexte où les États-Unis cherchent à renforcer leur capacité de fabrication solaire domestique. Selon pv magazine, qui a relayé l’information, ces décisions pourraient modifier significativement les flux commerciaux mondiaux de panneaux solaires.
L’administration américaine avait également annoncé fin février 2026 des conclusions préliminaires positives dans ces mêmes enquêtes relatives aux droits compensateurs (CVD), renforçant ainsi la pression sur les exportateurs visés.
Pour les fabricants et importateurs concernés, il est essentiel de suivre attentivement l’évolution de ce dossier et de se préparer aux décisions finales qui pourraient avoir un impact durable sur leurs activités aux États-Unis.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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